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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Mascotte pour les sénateurs charentais

Photo S.T.

A quelques jours des sénatoriales, Pallen, le superbe étalon breton de l’élevage de Dany Bonnaudeau de Brie sous Archiac, en se faisant un nouvel ami ( il s’agit ici de Michel Boutant, président du Conseil Général de la Charente, fraîchement élu sénateur) , s’est sans doute aussi trouvé une nouvelle carrière.

Lui, que son maître menace de conduire à la boucherie parce qu’il ne sait plus comme il se doit honorer les belles, peut désormais prétendre à devenir la mascotte des deux nouveaux parlementaires charentais qui viennent de réussir ce week-end un très beau doublé en faisant accéder la gauche charentaise au Sénat.

Décidément je l’aime bien cette photo.


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L’annuaire des maires

Ils sont tous là …
Enfin !

Pour notre plus grand bonheur nous les correspondants qui nous sommes faits chasseurs de têtes pendant quinze jours.

Charente Libre avait pris les devants en publiant le supplément dès hier. Ce matin, Sud-Ouest à son tour nous étale les 404 trombines des maires de Charente dans un supplément de 24 pages.

Il leur a fallu avoir la tête solide pour arriver jusque là.

Un coup sur les rotatives de CL, et un autre sur celle de SO. Moi, la migraineuse, j’en ai eu cette nuit encore des cauchemars en les imaginant toutes ces têtes à tourner à la vitesse grand V dans la salle des machines du paquebot du quai de Brazza transformé pour l’occasion en salle de torture pour tous les premiers magistrats du Sud-Ouest.

Tous pour le même tarif : soit 0,85 euros.

Ce matin, donc, tous ces maires et mairesses courageux qui se sont dévoués à la cause commune, portés sur l’autel de la politique et de la citoyenneté par des centaines de petits papiers glissés dans l’urne, vont à leur tour se glisser par la fente de milliers de boîtes à lettres pour débarquer chez vous entre la tartine de beurre et le bol de café du petit déjeuner ou entre la poire et le fromage du déjeuner de midi.

Ou bien, s’ils n’ont pas le privilège d’être vendus en kiosque, maison de presse et autre tabac, ils vont se retrouver ballottés, brinqueballés, dans le caddie de la ménagère qui les trimballera entre les paquets de couches du petit dernier et la boîte de poisson pané surgelé.

Ils auront six ans pour se remettre d’avoir été ainsi malmenés par les canards locaux. Mais, qu’ils sachent que sur ce coup, petites mains et grandes têtes pensantes de la PQR ont fait une sacrée chaîne pour qu’ils arrivent ainsi chez leurs chers administrés.

Qu’ils sachent que cela n’a pas été une mince affaire que de caser tout le monde au bon endroit, avec la photo adéquate et le renseignement qui convient. Reste à espérer qu’il n’y aura pas trop de fausses notes (on dit couacs dans le langage canard ? ) et que les têtes ne prendront pas la mouche pour un minime détail erroné ou oublié.

Qu’elles soient bien conscientes ces chères têtes (pas forcément toutes blondes) de tout le travail qui s’est mis en place en coulisses pour en arriver ce matin à ce supplément.

Mails, coups de fil, rectificatifs et précisions à la rédaction pour un article égaré ou incomplet, une photo restée en rade dans les labyrinthes webomatiques, emmêlés, l’un ou l’autre, ou pire, l’une et l’autre, dans les mailles vicieuses et tortueuses de la toile, ou encore dirigés sur une adresse inadéquate par les fils parfois distendus du protocole ftp de notre cher picta qui ne demande qu’à devenir meilleur.

Car pour ce picta là, plus aquitain que picto-charentais, il ne fallait pas se tromper de tiroir pour mettre les bobines. On nous avait bien prévenus : “Pour les bobines, cliquez sur le bouton spécial !”

Moi, précautionneuse, je n’avais qu’une peur c’était de me faire épingler pour quelques bobines mal ficelées.

Toutefois je ne mis pas longtemps à comprendre que dans les agences, standartistes, secrétaires et journalistes ramaient autant que nous.

Tous dans la même galère ! Ramages par ci, plantages par là, SOS à droite, SOS à gauche … on a évité de justesse les fusées de détresse, mais il paraît que dans les rédactions on n’était pas loin des coups de pagaie qui se perdent …

(Et n’oublions pas, n’oubliez pas, amis du Sud-Ouest et de la France entière qu’en Charente la pagaie ça nous connaît, surtout du côté de Jarnac - Immense bravo en passant à Cédric Forgit et Martin Braud qui eux, avaient leur têtes hier matin dans tous les canards de France et de Navarre- cocorico- à ces deux pagayeurs de talent qui vont ramer en Chine et rapporter les médailles qu’ils méritent)

Allez, si ce matin, tout baigne pour nos élus alignés dans le trombinoscope même si eux ne sont pas sélectionnés pour Pékin, tant mieux !

Nous voilà maintenant, petits correspondants tranquilles pour six ans.

Quant à eux, nos élus, ils ont aussi six ans pour se faire à l’idée qu’être homme ou femme public n’est pas de tout repos, de cela j’en reste persuadée et je salue leur courage, autant que je respecte leur mission.


Tiens, j’y pense ! Pendant que vous, lecteurs, électeurs et élus, vous allez vous payer quelques têtes moi je vais me plonger, pour changer et me donner un avant goût de vacances ….

…….dans l’annuaire … des mers.


 

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Premières élections à Fleurac

Cela fait quelque temps que je n’ai pas repris le fil de mon “journal d’une correspondante” dans lequel je me plaisais à faire quelques retours en arrière pour évoquer ma mission de correspondant. Aujourd’hui, l’envie me prend de faire un retour très très en arrière. A l’époque où les sans-culottes battaient le pavé, et où les femmes commençaient à s’émanciper.

Allez, il fait un temps de chien dehors, je me laisse aller à imaginer … que peut-être dans les rangs des Fleuracaises, une adepte de la brillante Marie-Olympe de Gouges , aurait pu à l’époque être à ma place la correspondante d’un journal, Sud-Ouest en l’occurence, si celui-ci eût existé, puisque Marie Gouze de son vrai nom, était alors originaire de Montauban.

Je vous livre son papier.

 

En vertu du décret de l’Assemblée Nationale proclamée le 17 juin 1789 établissant que les départements tout juste créés se divisent en districts, cantons et communes, Fleurac passe du statut d’enclave à celui de commune à part entière.
Le 2 février 1790, Pierre Michaud, syndic de l’enclave de Fleurac, a donc convoqué les électeurs de la communauté pour les informer de la teneur du décret de l’Assemblée Nationale et de ses instructions, et procéder à l’élection de leurs représentants, soit : trois officiers municipaux, un maire, un procureur et six notables.
Dans un premier temps il a été procédé à l’élection d’un président et d’un secrétaire de l’assemblée.
Sont élus : Pierre Daniaud, secrétaire
Rémon Geoffroi : président

Après leur prestation de serment, les élections commencent.

Sont élus officiers municipaux :
Jacques Deniaud avec 40 voix

Jean Gontier avec 37 voix

Pierre Gouillard avec 36 voix


Election du maire

Pierre Michaud avec 60 voix
Election du procureur
Pierre Germain avec 40 voix
Elections des notables : Alexandre Daniaud avec 25 voix,
Antoine Menard avec 24 voix, Jean Barbaud avec 22 voix, Rémon Geoffroi avec 21 voix, Pierre Daniaud avec 20 voix et Jean Dupui avec 19 voix.
Les élections terminées, le maire rappelle aux nouveaux élus les modalités du renouvellement de leur mandat et dissout l’assemblée.
Le premier Conseil Municipal de Fleurac est en place.
Le 3 février 1790, à deux heures de l’après-midi, l’assemblée se réunit à nouveau pour assister au serment du maire et du conseil municipal, qui, tous ensemble, jurent de maintenir de tous leurs pouvoirs la constitution du royaume, d’être fidèles à la nation, à la loi et au roi.

Le nombre d’électeurs de l’époque n’est pas précisé. Pas plus que les modalités particulières et le déroulement de la séance.

Soit la correspondante a fait un peu trop succinct, soit la rédaction a tronçonné l’article faute de place en une période sans aucun doute chargée en actualité. :)

Il est toutefois amusant de noter que les candidats de la semaine passée faisaient un score allant de 73 à 38 voix .

Il reste encore deux postes à pourvoir. Espérons que les deux derniers postulants feront mieux que Jean Dupui avec ses 19 voix.

voir tous les articles entrant dans la catégorie “Journal d’une correspondante de campagne”-cliquer ici-


Aux urnes citoyens …

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Et pour ceux d’entre vous qui auraient un doute … oui, oui, ce sont bien toutes des urnes !



Prise de têtes

Ouf ! Ça y est !
Oui, ça y est. J’ai bouclé. Bouclé mon tour des listes de candidats aux élections municipales. Ce matin dernière en lice dans mon petit village. Hier la liste concurrente. Allez, hop ! J’envoie tout ce soir. Tous dans le même panier.
Ah ils étaient inspirés les candidats du week-end ! Ils ont tous voulu une photo au bord de l’eau. Au bord de l’eau …
Hier matin devant la fontaine, hier après-midi devant le lavoir et ce matin sur le pont.
J’espère pour eux que ça ne sera pas de mauvaise augure. « Prendre l’eau », « tomber à l’eau », « aller à vau-l’eau », « couler à pic » que sais-je encore ?

Je vais donc avoir toute la semaine pour me remettre de toutes ces allées et venues sur les chemins de campagne. Je vais prendre le temps maintenant de préparer pour Sud-Ouest les envois pour l’annuaire des maires. Elles sont toutes dans la boîte, ou presque. Les têtes de liste, les “susceptibles” d’être élues. Impression rigolote d’être une chasseuse de têtes.

Je dis presque toutes parce qu’hier après-midi, devant le lavoir, j’ai assisté à une prise de décision un peu compliquée. Une prise de tête quoi ! Personne ne voulait se « jeter à l’eau », personne pour prendre officiellement la tête de liste. Pour piquer une tête quoi !
” Rien n’est décidé” ” On verra en fonction des votes” … mais malgré tout, j’ai comme senti (enfin, juste une impression, une intuition ) que le linge sale n’allait pas tarder à se laver en famille.
L’impression même que j’avais dû mettre un peu d’huile sur le feu avec ma question pressante. J’y suis allée de mes airs innocents : « Comment cela pas de tête de liste ? » « Je peux faire un portrait de tous les candidats alors ? »
J’ai fait quelque peu porter le chapeau à mon canard. “Vous comprenez ça serait bien si l’on pouvait mettre en réserve …. pour faire dès le lundi ….”
Ah oui, franchement, en grimpant la côte pour remonter chez moi sur mon petit vélo, j’avais le sourire au cœur. Je les ai tous doublés, ils montaient à pied pour rejoindre leur voiture stationnée un peu plus haut. Tous en voiture climatisée, chauffée, aseptisée.
Moi sur mon vélo, qu’est-ce que je l’aime l’air de la campagne. Vivre le nez au vent, la plume au vent comme les volatiles que j’ai pris en photo en revenant de mon reportage. Onze ils étaient dans ce pré le long de la rivière. Onze … comme les onze candidats que je venais de quitter. (J’espère d’ailleurs que je ne me suis pas trompée en envoyant la photo au journal … )

Bon, je vais donc attendre maintenant tranquillement dimanche.
Dimanche !
La collecte des résultats !
Et croyez-moi ça promet !
Toutes “mes” communes font moins de 2 500 habitants, ce qui signifie que tous les votants pourront panacher mais aussi, rayer des candidats et rajouter des noms de personnes « lambda ». *
Une collègue me racontait l’autre soir, qu’aux dernières élections, dans sa commune on avait voté avec l’annuaire, histoire de boycotter les listes.

Vous les citadins, vous ne pouvez pas imaginer ce que peut-être le dépouillement dans les petits villages.
Par curiosité allez donc faire un tour dimanche prochain dans le bureau de vote d’une petite commune. Ça vaut parfois son pesant d’or.
Alors quand je dis que la collecte ça promet, oui, pour le sûr, ça promet. Ambiance dans les bureaux de vote sans aucun doute et pour moi … une belle veillée en perspective auprès du téléphone pour guetter jusqu’à pas d’heure les appels des dernières communes.
Ce qui me console c’est que nous serons nombreux, nous les petits correspondants à veiller ainsi, dans la solitude de nos petites campagnes.

Allez, bonne semaine à vous tous qui ne manquez pas d’ouvrir mes petits volets, que vous soyez candidats, correspondants ou simples électeurs.


Le bonheur est dans le pré …

* des infos intéressantes à ce sujet sur le blog spécial élections ouvert par Sud-Ouest : http://elections.blogsudouest.com


post rédigé le 2 mars soit quelques jours avant le premier tour des élections municipales

http://solange16.blogsudouest.com/2008/03/16/fleurac-a-l%e2%80%99heure-de-ses-premieres-elections/

Juste histoire de parler …

Je ne suis guère courageuse ces derniers temps. Je suis consciente que je ne suis pas trop fidèle à la tâche que je m’étais tracée en ouvrant ce blog « vie locale » pour vous faire partager quelques moments, quelques impressions d’une toute petite correspondante, au gré des saisons et de la vie dans les petits villages de mon secteur.
La vie locale est en ce moment plutôt en sommeil, mis à part les élections qui mobilisent les uns et démobilisent les autres.
Rien dans les villages. Comme l’impression que tout le monde attend le mois d’avril pour sortir de cette torpeur électorale. Et pour moi un peu de démotivation aussi.
Je n’arrive même plus à reprendre ici le fil de mon journal pour y inscrire mes impressions de correspondante.
Mes poèmes pallient un peu au manque de prose, mais je n’ose pas les poster ici en nombre car je ne suis pas sûre que ce soit l’endroit.

Par amitié pour vous qui passez chaque jour, je vais toutefois en sortir un de mon tiroir, ou de mon chapeau, comme vous voulez.

Un poème juste pour dire bonsoir. 

Bonsoir à celui qui passe
Bonsoir à celui qui ouvre
Bonsoir à celui qui lit
Bonsoir à celui qui ne se lasse
de lire mes quelques mots
Des mots pour les journaux
Ou pour dire mes maux
Pour dire mes bonheurs
Ou pour vider mon coeur
Bonsoir à celui qui découvre
Bonsoir à celui qui sourit
Bonsoir à vous amis fidèles
et silencieux
J’espère juste pouvoir mettre en vos coeurs
Un peu de fantaisie un peu de poésie
Un peu de bonheur
Aussi.
Et c’est tant mieux.

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