Amb/☺/ La quichenotte
Je
disais il y a peu, à un ami (oups, j’ai failli écrire à un prétendant, mais
cela aurait été évidemment prétention de ma part), à un ami donc, que les
bizouillages virtuels permettaient de faire l’économie d’une quichenotte.
« Qu’est-ce
donc qu’une quichenotte » voulut s’informer l’ami en question.
Dans
ses yeux brillants ( ah, non, je ne voyais point ses yeux, c’était aussi une
conversation par pc interposé), donc, je supposais seulement que ses yeux
brillaient déjà de curiosité: quichenotte : une gourmandise ? quiche,
quichenotte … peut-être une des ces bonnes tartes à la mode de lorraine ?
De
notre région, qu’elle soit Guyenne ou Poitou, nos voisins Anglais avaient fait, dans les années 1300, un pont avancé de leur île sur le continent européen. Employait-on déjà le
terme « européen » à l’époque ? je ne le pense pas.
Je
ne m’étendrai pas ici, au risque de faire sourire les historiens qui
passeraient par mon modeste blog, sur les détails de l’Histoire que je ne
connais pas suffisamment, et puis je ne tiens pas lasser non plus avec des
longueurs. Les correspondants ici, connaissent la consigne : faire simple, pour rester à la portée de tout un chacun,
et concis pour ne pas lasser.
Eh,
c’est que ne nous sommes pas journalistes non plus. Il y a quelques nuances.
Bon,
je passe aussi sur les nuances et j’en viens au fait, parce que, je ne
sais pas si vous avez remarqué, mais je suis déjà très bavarde.
Mais
vous suivez toujours n’est-ce pas ?
Non,
non, je ne m’éloigne pas de mon sujet.
Plus sérieusement dit : l’Angleterre a bien souvent, à cause d’alliances et de naissances franco-anglaises, lorgné vers l’Aquitaine, la
Charente et le Poitou. Pas seulement lorgné d’ailleurs puisque les bases
avancées étaient bel et bien installées dans nos régions rattachées alors au
royaume d’Angleterre. Ces bases, arrière, si on peut les nommer ainsi, étaient
parcourues par des soldats qui eux, lorgnaient en tout premier lieu sur
les belles de la région. (vous remarquerez je n’ai pas rajouté sur le derrière).
Les
belles Charentaises, vaillantes et travailleuses avaient lorsqu’elles
sortaient pour les travaux des champs ou des travaux maritimes l’occasion de
croiser ces soldats qui buvaient de la bière en fumant des cigares (euh, non,
ça à vrai dire je n’en sais rien).
Ces jeunes femmes devaient régulièrement repousser les avances galantes des
envahisseurs.
Les
mères, et probablement encore plus les époux avaient bien recommandé à leurs filles et femmes, de ne se laisser courtiser par l’occupant sous aucun prétexte, et encore
moins de se laisser embrasser. Les belles paysannes avaient donc dû
apprendre un peu d’anglais. Trois mots devaient suffire à repousser
l’ennemi.
« kiss
me not »
Il
faut croire que les galants d’Outre-Manche refusaient la plupart du temps de se
laisser convaincre. Il fallut donc aux dames, outragées, indignées, enfin, pour
tout dire, non consentantes, inventer un stratagème pour faire front en
protégeant avant tout leurs lèvres et en interdisant toute avance rapprochée. Elles
armèrent le foulard qui les protégeaient des ardeurs du soleil, de lamelles
rigides pour donner de la solidité à leur coiffe, et surtout pour la munir d’un
petit auvent protecteur.
La
quichenotte sensée interdire les baisers était née.

quichenottes. musée de la Coiffe-Fleurac-16200. Photos S.T/croquis extrait du livre de Marie-Claude Monchaux “Coiffes d’Aunis et de Saintonge”
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Photo S.T.