logo
visu

Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Amb/☺/ La quichenotte

Je disais il y a peu, à un ami (oups, j’ai failli écrire à un prétendant, mais cela aurait été évidemment prétention de ma part), à un ami donc, que les bizouillages virtuels permettaient de faire l’économie d’une quichenotte.

« Qu’est-ce donc qu’une quichenotte » voulut s’informer l’ami en question.

Dans ses yeux brillants ( ah, non, je ne voyais point ses yeux, c’était aussi une conversation par pc interposé), donc, je supposais seulement que ses yeux brillaient déjà de curiosité: quichenotte : une gourmandise ? quiche, quichenotte … peut-être une des ces bonnes tartes à la mode de lorraine ? Que nenni !

De notre région, qu’elle soit Guyenne ou Poitou, nos voisins Anglais avaient fait, dans les années 1300, un pont avancé de leur île sur le continent européen. Employait-on déjà le terme « européen » à l’époque ? je ne le pense pas. 

Je ne m’étendrai pas ici, au risque de faire sourire les historiens qui passeraient par mon modeste blog, sur les détails de l’Histoire que je ne connais pas suffisamment, et puis je ne tiens pas lasser non plus avec des longueurs.  Les correspondants ici, connaissent la consigne :  faire simple, pour rester à la portée de tout un chacun, et concis pour ne pas lasser.

Eh, c’est que ne nous sommes pas journalistes non plus. Il y a quelques nuances.

Bon, je passe aussi sur les nuances et j’en viens  au fait, parce que, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je suis déjà très bavarde.

Mais vous suivez toujours n’est-ce pas ?

C’était à l’époque d’Aliénor (d’Aquitaine) ou encore d’Isabelle (d’Angoulême –enfin, Taillefer plus exactement). De belles damoiselles bien de chez nous, qui par leurs amours étrangères ont soulevé Outre-Manche quelques convoitises.

Non, non, je ne m’éloigne pas de mon sujet.

Plus sérieusement dit : l’Angleterre a bien souvent, à cause d’alliances et de naissances franco-anglaises,  lorgné vers l’Aquitaine, la Charente et le Poitou. Pas seulement lorgné d’ailleurs puisque les bases avancées étaient bel et bien installées dans nos régions rattachées alors au royaume d’Angleterre. Ces bases, arrière, si on peut les nommer ainsi, étaient parcourues par  des soldats qui eux, lorgnaient en tout premier lieu sur les belles de la région. (vous remarquerez je n’ai pas rajouté sur le derrière).

Les belles Charentaises, vaillantes et travailleuses  avaient lorsqu’elles sortaient pour les travaux des champs ou des travaux maritimes l’occasion de croiser ces soldats qui buvaient de la bière en fumant des cigares (euh, non, ça à vrai dire je n’en sais rien).

Ces jeunes femmes devaient régulièrement repousser les avances galantes des envahisseurs.

Les mères, et probablement encore plus les époux avaient bien recommandé à leurs filles et femmes, de ne se laisser courtiser par l’occupant sous aucun prétexte, et encore moins de se laisser embrasser.  Les belles  paysannes avaient donc dû apprendre un peu d’anglais.  Trois mots devaient suffire à repousser l’ennemi.

« kiss me not »

Il faut croire que les galants d’Outre-Manche refusaient la plupart du temps de se laisser convaincre. Il fallut donc aux dames, outragées, indignées, enfin, pour tout dire, non consentantes, inventer un stratagème pour  faire front en protégeant avant tout leurs lèvres et en interdisant toute avance rapprochée. Elles armèrent le foulard qui les protégeaient des ardeurs du soleil, de lamelles rigides pour donner de la solidité à leur coiffe, et surtout pour la munir d’un petit auvent protecteur.

 La quichenotte sensée interdire les baisers était née.

Elle n’est pas jolie mon histoire de quichenotte ?

Seulement voilà, des érudits n’y croient pas du tout à mon histoire. Ils préfèrent penser que quichenotte vient de « quichou », petit tas de foin. Le foin que les Charentaises allaient ramasser dans les champs les jours de grand soleil.  

Messieurs les érudits, laissez-vous donc de temps en temps aller à la poésie.

D’ailleurs, le foin, le tas de foin, le quichou, il peut aussi donner prétexte à quelques galanteries pour lesquelles, j’en conviens, on peut très bien se passer de coiffis.



quichenottes. musée de la Coiffe-Fleurac-16200. Photos S.T/croquis extrait du livre de Marie-Claude Monchaux “Coiffes d’Aunis et de Saintonge”



Retour à la page d’accueil pour lire le dernier article en date- cliquer ici-

Vous avez dit …


Quand le téléphone lâchement vous lâche, quel bonheur de recevoir par La Poste quelque petit courrier !
Ce fut le cas ce matin.

Même lorsque ce ne sont pas forcément des mots bleus, des mots d’amour, il est des mots qui vous mettent le sourire au coeur. Mais le courrier de ce matin est une autre histoire. Une histoire de mots qui aura une suite… peut-être… 

Je voulais juste, ici, revenir sur cet épisode houleux vécu par mon village, déclenché par un super coup de foudre. Hé! il est des coups de foudre qui peuvent vous mettre sacrément dans l’embarras !

Celui-ci ne restera même pas un mauvais souvenir car tout bien réfléchi il n’était pas en lui-même catastrophique.
Le souvenir que j’ai aujourd’hui c’est qu’il fut une époque où  notre système de communications, public à l’origine,  s’appelait dans un tout premier temps P et T : postes et télégraphes. Il devint par la suite PTT : postes télégraphes et téléphone alors que le ministère qui gérait ses destinées prenait le nom de Postes et Télécommunications. Redevenu  P et T : postes et téléphones ou peut-être postes et télécommunications ( je ne sais plus trop, je perds le fil direz-vous) le mariage se trouve aujourd’hui consommé et La Poste n’a plus rien à voir avec France Télécom. 
Je ne suis pourtant pas une nostalgique, loin de là.

J’aurais juste envie aujourd’hui, de ne pas avoir à faire à de simples numéros pour pouvoir être dépannée mais à des hommes, des femmes qui prennent vos soucis en considération, avoir à faire à ces fonctionnaires, lesquels lorsqu’il le fallait, travaillaient même le week-end pour venir au service des petits villages, avoir à faire à des hommes compétents travaillant pour la même entreprise, publique et qui connaissaient leur métier de A à Z, formés à toutes sortes d’interventions.
Vous avez dit :  trop de fonctionnaires ?

Vous avez dit : travailler plus pour gagner plus ?

Vous avez dit : l’efficacité garantie c’est la privatisation ?

Vous avez dit ..

Allo, allo, je crois qu’on a coupé ….

18 septembre 2008 - 2 commentaires
Classé dans : ☼ A L'EST AU JOUR LE JOUR Tags: ,

Téléphone aphone

Bien sûr que c’est moi … qui vouliez-vous que ça soit avec un titre pareil ? Solange, avec ou sans téléphone … le retour !



Téléphone aphone …
Comme dirait ma psy,( pour éviter d’en arriver à la pendaison proposée par Alain-Guillaume ) “faites deux colonnes : les avantages, les inconvénients”
Avantages :

  •  Plus réveillée le matin dès 7h30 pour m’entendre dire que l’article annonçant  le concours de boules pour la semaine prochaine n’est pas encore à la une du canard du jour
  • repas calmes et paisibles pendant lesquels vous pouvez vous régaler de tous vos plats à bonne température
  • plus de risque de chutes sur le carrelage de la salle de bains sur lequel vous courez les pieds nus et humides à la sortie de la douche pour répondre illico-presto à la belle-mère qui vous sonne, complètement paniquée parce qu’elle ne  retrouve plus son dentier
  • Plus besoin d’inventer des excuses bidon pour échapper au “dîner-rôti de porc-haricots du marais-à la bonne franquette” auquel  la vieille cousine  vous invite par un coup de fil de dernière minute “si des fois tu n’as rien d’autre de prévu”
  • pouvoir enfin se concocter égoïstement un emploi du temps zen où plus personne au monde n’existe autre que vous

Inconvénients

  • pas moyen d’appeler votre copine préférée pour lui raconter votre escapade de mercredi dernier dans la capitale de la Charente où vous avez rencontré … où vous avez rencontré … mais dites-donc, vous n’êtes pas ma copine là, pour vouloir savoir à tout prix …
  • pas possible de joindre vos deux filles qui habitent à l’autre bout de la France pour se rassurer sur leur santé et leur raconter le terrible orage de mardi qui a plongé le quartier dans la muettude la plus totale (marrant ça, la muettude …)
  • difficile de traiter les dossiers personnels, administratifs ou autres, délicats et urgents
  • difficile aussi et surtout pour les autres, les amis, ceux que vous aimez bien et qui vous aiment bien, ceux qui vous veulent du bien, de vous joindre pour vous faire une communication importante et absolument très urgente 
  • pas moyen d’utiliser la gratuité du 1013 réservée aux téléphones fixes pour signaler une panne (ce qui est un comble !!! -comment signaler par son fixe qui ne fonctionne pas que celui-ci est en panne  ? )
  • et donc, découlant du point précédent, voir fondre son forfait portable comme neige au soleil puisqu’à chaque appel à FT “votre temps d’attente est estimé à plus de dix minutes”

Le téléphone portable  … c’est d’ailleurs ce que m’a suggéré l’aimable interlocuteur de France Télécom que j’ai eu au bout du fil le cinquième jour et qui m’a avoué, lui, n’être nullement gêné par une panne de téléphone “même si celle-ci  durait un mois”,   qui m’a délicatement fait remarquer que mon âge tendre qui ne me permettait pas de bénéficier de “Présence Verte” (vous savez le dispositif qui permet aux personnes âgées de biper un familier ou un voisin pour un secours d’urgence) ne me permettait pas non plus d’avoir une quelconque priorité pour un dépannage rapide, pas plus que ma fonction de correspondante locale puisque celle-ci ne rentre pas en ligne de compte pour obtenir un abonnement professionnel, etc, etc. Le gentil n° 1013 de samedi matin,  me demandait donc de patienter encore jusqu’à … on ne pouvait pas me préciser.  Je n’avais qu’à prendre mon mal en patience.
Je n’ai même pas jugé bon de répondre à l’indélicat en lui faisant remarquer que dans mon quartier de banlieu  il n’est qu’un seul opérateur qui arrive à passer (et encore ce n’est ni Orange, ni SFR) et  qu’il faut de surcroît pour capter  aller sur la terrasse ou au fond du jardin.

Hasard qui prête encore à sourire : tout juste avant l’orage, l’installateur de télévision avait descendu la très grande antenne qui surplombait le toit de ma maison. La très grande antenne qui,  il  y a trois ans de cela, avait attiré l’orage pile poil sur la maison épargnant toutefois le téléphone.
Cette fois-ci, l’orage est tombé … sur la maison d’à côté mais a laissé tous les  bigophones du coin sans voix.
Ce soir, enfin je pianote derrière mon écran. La ligne ADSL a repris un peu de vigueur mais le téléphone filiaire, quant à lui reste muet comme un silure, tout noir qu’il est.

Je la regrette tiens, ma grande antenne. J’aurais pu y installer un système de télégraphe pour communiquer avec l’extérieur.

Mais, je vous jure, je n’ai pas dit mon dernier mot. J’ai décidé de garder en réserve toutes mes prochaines factures de télécom, car je vais bien entendu demander au 1013 une remise gracieuse pour les mois à venir et à la prochaine panne, je m’en sers pour alimenter un feu avec lequel je ferai des signaux de fumée.

Alors ? Elle est pas belle la vie sans téléphone ? ça s’rait franchement dommage de se pendre pour ça, surtout qu’avec France Télécom, se pendre au bout du fil c’est risquer le plantage de suicide.

16 septembre 2008 - 8 commentaires
Classé dans : ☼ A L'EST AU JOUR LE JOUR Tags: ,

Viens voir les comédiens

Des mots en rade

Paresse, paresse !
Le mois de mai incite à la paresse.
« Que devient Solange, ton journal d’une correspondante » ?
 

J’ai du mal, j’ai du mal. Le village où je vis est retombé dans sa léthargie. Seuls les oiseaux (vous savez que je les aime) animent mon quartier. Ils sont nombreux, mais je ne vais pas vous casser les pieds avec ça.
Pour revenir à mon journal … où je l’avais laissé, dans mes premières années de correspondante. 1981, vous vous souvenez. C’est cette année-là … je ne suis pas fan de Cloco. D’ailleurs il était déjà mort. 

La mémoire me fait défaut. Je vais reprendre mes classeurs.
Trois blancs pour Fleurac, un bleu Mérignac, un rouge Triac-Lautrait, et un autre blanc pour Foussignac, un classeur supplémentaire pour les articles orphelins. Il faudrait que je me décide à en racheter d’autres. Ils sont tous pleins. Pleins de tous ces articles et de quelques pochettes de négatifs.
Même si mon secteur est petit, et mes écrits insignifiants dans cette grande PQR, j’ai toujours tenu à garder ce que ma plume avait pris plaisir à écrire. Narcissisme ? Peut-être. Mais aussi volonté de garder la mémoire de ce village. Pour moi, pour mes enfants, pour tous ceux que cela pourra un jour intéresser. 

J’ai aussi dans des caisses des milliers de diapos datant de l’époque heureuse où, oeuvrant pour le comité des fêtes, je prenais plaisir à mettre en boîte les gens du village qui participaient aux activités. A l’époque, chaque année un voyage de quelques jours était organisé à côté d’autres manifestations. Par an, six ou sept pellicules y passaient.
Et je passais ensuite mes soirées d’hiver avec un ami, à trier, classer puis enfin monter avec force musique et chansons, tous ces petits carrés de plastique sur quelques rouleaux qui faisaient le jour de la « galette des rois » plaisir à tous ceux qui se découvraient ainsi, parfois dans des situations auxquelles ils ne s’attendaient pas, et surtout mis en scène avec des chansons ou des commentaires appropriés ou complètement décalés.

Aujourd’hui les articles dorment dans des classeurs, les diapos dans une vieille malle de voyage en bois. D’autres mots dorment au fond de mes tiroirs. Mais dans mes poches, dans mon cœur, plein de mots encore. J’espère avoir un jour, le temps, le courage de leur faire prendre l’air.

Pour ce qui est du quotidien, quelques articles m’attendent encore. Franchement j’ai la flemme.
Voilà, j’ai discuté. Je n’ai même pas rouvert mes classeurs comme promis au début de ce petit papier… Une autre fois, promis.
Il fait beau. Les oiseaux chantent. Mais le travail m’attend. Mi-temps par ci, mi-temps par là, cela finit par faire des temps complets qui occupent bien les journées. Voilà. Pas grand-chose à dire ce matin, juste livrer un peu de moi et des états d’âme d’une petite correspondante de campagne.
Belle journée à vous.

Paresse du 1er mai



A défaut d’info, une petite photo, celle du château de Fleurac.
A part ça ?
A part ça, tout va bien dans le meilleur des mondes.
Après une campagne agitée, le village où je vis est aujourd’hui morne campagne, morte campagne.
Mais la campagne est belle, c’est vrai aussi à condition de trouver quelque remède à son ennui.

Le château ? Après avoir eu ses jours de gloire et ses jours très très noirs, il appartient aujourd’hui à un particulier. J’ai fait quelques articles à son sujet. Je l’ai aussi croqué.

Il était avant la tempête de 1999 une belle demeure dans son écrin de verdure.
L’écrin a été mis à mal. Le château est toujours là comme une sentinelle sur le village endormi.

Paresse aussi pour modifier la fonte. Pensez à la CTRL+molette de la souris pour lire plus confortablement.


1 mai 2008 - 8 commentaires
Classé dans : ☼ A L'EST AU JOUR LE JOUR Tags:
Fermer
Envoyer à l'email