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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Entre charentaises et coup de Jarnac : la savate boxe française

Je vous avais promis un troisième épisode à mes histoires de charentaises, qui en fait est un quatrième (si vous en référez à mes tags).

         Au pays de la charentaise, il est un sport qui reste encore trop méconnu : la savate boxe française. Avec trente-huit mille pratiquants sur toute la France et neuf clubs en Charente, ce sport cherche encore sa voie pour accéder au statut de discipline olympique. « Ce qui ne devrait pas tarder à arriver » comme le fait remarquer René Pasquet, délégué technique départemental, membre de l’équipe fédérale, et instructeur fédéral diplômé. Très attaché à la création de clubs,  il vient d’ouvrir à Mérignac le troisième du secteur après Fléac  et Jarnac qui sont aussi de sa responsabilité et de celle de son épouse, elle-même, instructrice. « Alliant l’éducatif, l’esthétisme, l’efficacité à l’attention, au respect des règles, au respect des autres et de l’adulte, ce sport complet est accessible à tous de six à cent six ans » affirme le sportif en tenue réglementaire, toujours la même depuis la naissance de ce sport d’avant-guerre, pratiqué à l’origine par la noblesse.  Ce sport  de combat, pieds et poings, 100% français, se pratique en général en association avec la canne de combat et le bâton, deux disciplines, quant à elles, très spectaculaires. Peu connues en tant que sport elles le sont davantage par leur médiatisation par la série  télévisée : « Les brigades du tigre ».

         Qui sait si notre baron de Jarnac, le jeune Guy Chabot, si peu à l’aise avec l’épée,  à qui l’on doit pourtant le célèbre coup *, n’aurait pas choisi plutôt cette discipline pour combattre le féroce François de Vivonne ?

         Il existe pour ce sport trois types de compétitions de divers niveaux : assaut et combat, en fonction de l’âge du pratiquant. Entraînements et compétitions sont également  ouverts aux filles et femmes qui représentent  le  tiers des troupes avec dix mille pratiquantes en France.


Renseignements pratiques concernant le club :

Après une première séance de démonstration, une première séance de pratique a eu lieu à Mérignac ce mercredi. Il est toujours temps de s’inscrire dans ce club qui vient de naître et qui tournera en partenariat et réciprocité avec ceux de Fléac  et Jarnac.

Les tarifs licence sont de 15 euros pour les moins de 16 ans (à partir de six ans) avec une cotisation annuelle de 40 euros. Licence à 30 euros pour les adultes. A savoir que la tenue ne nécessite pas beaucoup d’investissement et que le club peut prêter les gants et le casque réglementaires.

A Mérignac les cours seront assurés tous les mercredis. Enfants (6- 12 ans) : de 17h30 à 18h30 ; plus de 12 ans et adultes : de 18h40 à 19h40. Canne et bâton de combat : 18h40 à 19h40 .

A Jarnac, les cours ont lieu le samedi matin  à la salle de gym du collège Jean Lartaut entre 9h et 11h30 selon la discipline choisie.

Renseignements au 06-32-17-31-00

*       Vous voulez en savoir plus sur notre célèbre coup de Jarnac ?
Vous pouvez si vous le souhaitez vous référer aux documentaires très sérieux. Pour ma part, j’aime beaucoup le petit roman d’Armand Farrachi, paru aux éditions Bayard dans la collection Je Bouquine. Roman simplissime certes, mais où l’on découvre réellement qui était Guy Chabot. Quand vous aurez lu ce petit book vous ne penserez plus que le coup de Jarnac était un coup en traître et vous en saurez un peu plus, en entrant par la petite histoire,  sur la grande Histoire.
- retrouvez cet article dans le journal Sud-Ouest édition Charente de ce jour -
Blog, bon sang, ma photo floue ou pas, est-elle arrivée jusqu’à toi pour les photos des corres’?


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Et de trois !

Oui, je sais, ça commence à faire rengaine et réchauffé. Tant pis ! Suite et fin aujourd’hui pour ceux qui viennent sur mon blog pour lire un peu de local. C’est vrai que depuis quelque temps le blog n’affichait plus trop la couleur qui est pourtant celle dans laquelle il est classé. Donc en attendant les traditionnels marronniers de rentrée, et les nouveautés, car il y en aura à n’en pas douter, je vous livre la dernière fournée de vignettes sur le concours de chevaux.



 





Charente/Concours de chevaux de trait d’Orlut (1)

Dès aujourd’hui quelques photos de ce superbe concours. Demain quelques autres encore.

 
nb/ Toutes les photos sont cliquables pour les voir en plus grand

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Je remonte en selle

Dans ma rue les marronniers roussissent déjà. Voilà plusieurs jours que le cantonnier a remis l’infernale soufflette à feuilles en marche.
Infernale, c’est bien le mot. Une moulinette de supermarché qui fait un bruit horrible et est à peu près aussi efficace que mon sèche-cheveux.
Mais le cantonnier est gentil. Pour éviter de me casser
les oreilles pendant toute la matinée il use encore du bon vieux balai pour rassembler en silence le maximum de feuilles avant de mettre les gaz. Il faut dire que l’an dernier, mes nerfs mis à rude épreuve par cette horrible machine qui m’avait hérissé le poil toute une belle matinée d’août où je pouvais encore profiter des petits déjeuners en terrasse, j’avais pris ma plus belle voix de soprano pour aller prédire à ce jeune homme que lui-même finirait par devenir sourd avec cet engin et qu’il risquait l’accident vu qu’il n’entendait pas arriver les véhicules et que son chantier n’était même pas signalé.
Bref, tout ça pour dire, que les marronniers sont de saison et que pour remettre le pied à l’étrier c’est un marronnier qui m’attend le week-end prochain.
Concours de chevaux de trait au village voisin. Concours traditionnel et d’envergure départementale cette année après avoir été régional l’an passé.
Tiens! Si la route ne fait pas peur à notre baudet catalan, il sera le bienvenu sur le pré. Pas pour le concours d’élégance, les baudets n’y ont pas leur place, mais tous les équidés sont admis au festival off.


Cette fois, donc, ça y est. L’été est fini. Les vacances aussi. Je remonte en selle pour de bon. J’ai aussi un petit papier à faire pour le vélo-club d’un autre village et encore un pour les petits vieux de maison de retraite.

Oui, les amis, correspondante de presse c’est du sport !

Je viens d’envoyer par mail le papier de présentation et pour vous donner un avant-goût je vous joins le compte rendu de l’an passé.
Marronnier je vous dis …

 

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Il y a guirlandes et Guirlande

Ouf !

Me voilà à jour …

Plus qu’à attendre samedi pour se faire quelques petits téléthons, histoire de noircir encore du papier.

En attendant, je vous ai promis des guirlandes. Une Guirlande. Avec un G majuscule.

photo-206.jpg

 


Joli nom pour une rivière. Une petite rivière de quelques kilomètres seulement. Petit affluent rive droite de la Charente qui prend sa source à Vaux-Rouillac et va rejoindre le fleuve tranquille à Saint-Simon.

Demandez donc aux riverains quelle est sa longueur … en bons charentais ils vous répondront « un couple de kilomètres » …

Un couple ! réponse typiquement charentaise (qui elles vont par deux aussi, comme chacun sait) qui n’a semble t-il rien de réellement mathématique puisque la Guirlande en question doit avoisiner les dix ou quinze kilomètres.

Petite rivière (ruisseau ?) insignifiante donc. Insignifiante aux yeux des cartographes qui oublient souvent de faire figurer ses quelques centimètres sur les cartes IGN.

Entre le Né et la Boutonne qui sont les principaux affluents respectivement à gauche et à droite, la Guirlande fait figure de … de décor de Noël. Voilà. C’est ça. Décor de Noël.

Pourtant la Guirlande ne doit pas son nom comme on pourrait le penser au fait qu’elle serpente tranquillement entre les vertes prairies, les cultures de maïs, passe sous quelques moulins aujourd’hui inactifs, alimente quelques lavoirs inutilisés ou encore flirte avec l’église de Mérignac.

Guirlande … Il semblerait que l’origine de son nom remonte à l’époque celtique.

Equoranda : de equo : eau, et rand : frontière. Littéralement donc : eau-frontière. La rivière était donc depuis des temps fort reculés une eau frontière. La mémoire ne garde pas assez de traces, c’est dommage. Pendant longtemps j’avais remarqué dans le lit du ruisseau un bloc monolithe qui m’avait tout l’air d’un petit menhir, jeté, oublié là, tout près d’une petite source venant grossir le ruisseau. J’ai été trop négligente de ne pas y prêter suffisamment attention. Aujourd’hui ce que je prenais pour un petit menhir a disparu, et je ne saurais jamais si mes suppositions avaient des raisons d’être. La mémoire collective est éphémère et certains détails du passé perdent leur signification.

Les Romains garderont plus tard un découpage quasi similaire à ceux des Celtes, les limites territoriales resteront intactes et deviendront des limites administratives. C’est ainsi que l’on retrouvera d’un côté le pays d’Ecolisma (Angoulême), de l’autre celui de Mediolanum Santonum (Saintes) pays des Santones. La limite suit une ligne de crêtes (de cuestas) que l’on distingue nettement plus au nord. Cette ligne se trouve ensuite coupée par cette petite rivière qui servira de frontière à ces deux peuples.

Quelques siècles plus tard la structure ecclésiastique n’apportera guère plus de changements. Les limites des diocèses d’Angoulême et de Saintes emprunteront fidèlement le tracé de l’ancienne frontière celtique faisant de Fleurac un village à cheval sur une frontière.

Quand la vieille langue celtique, puis celle latine se feront progressivement oublier, il restera malgré tout dans la tradition orale collective cet ancien mot « equoranda » ou « aquaranda » qui deviendra Guirande, puis Guirlande.

Aujourd’hui Fleurac, voit son minuscule territoire jouxter trois cantons : celui de Jarnac à l’ouest dont il fait partie, de Rouillac au Nord et de Hiersac à l’Est, mais aussi trois arrondissements : ceux de Cognac, Confolens et Angoulême. Le village a oublié qu’il était autrefois le plus à l’Est de la région de Saintonge et la porte d’entrée vers le pays d’Angoulême.

Le monsieur au chapeau dont j’évoquais quelques passages par ce petit village frontière a souvent aimé mettre en avant ses origines saintongeaises. Affirmation sans doute difficile à comprendre pour les étrangers au pays de Charente.

Affirmation qui redonne pourtant à la petite Guirlande ses lettres de noblesse et qui confirme que Fleurac est bien à l’Est.

 

photo-197.jpg
Minuscule arche de pierre dissimulée sous les ronces
et les broussailles. Unique vestige d’un petit pont
dont on a oublié aujourd’hui qu’il fut sans doute à
une époque pas si lointaine le passage obligé de la
Saintonge à l’Angoumois.

 

A fond les manettes

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