Salut à toi arbre du jour
Salut à toi arbre du soir *
Arbre d’amour du désespoir
A chaque heure
Ta couleur
A chaque instant
Différent
Je profite encore
De tes branches nues
Pour faire de l’astre d’or
Le flambeau des nues
* clin d’oeil aux Ogres de Barback et Hurlements d’Léo, et à c’qui paraît aussi aux Béruriers noirs …
classé dans ” ♥quelques poèmes”
Partagez le !
C’est
encore un plaisir de découvrir ce matin, devant ma tasse de thé, qu’une
soixantaine de visiteurs sont déjà passés par ici.
Pour vous, si vous repassez par là (comme le furet), et pour tous ceux
qui frapperont à la porte de ce petit blog pendant ce week-end, petite photo,
comme un tableau.
Coucher ou lever de soleil. Comme il vous plaira.
Juste pour le plaisir de dire “bonjour” …
Aux
dernières lueurs du jour
Solitaire
Il
jette sur les labours
Son
ombre
Allongeant
vers le ciel
Ses
grands bras sombres
Prière
En
ce soir d’hiver
Pour
demander aux anges
D’autres
vendanges
D’autres
vignes
Sur
la terre devenue orpheline
classé dans ” ♥quelques poèmes”
Partagez le !
Quel gâchis !
Il y a seulement quatre ans ces ceps n’aspiraient
qu’à vivre et donner à celui qui les avait plantés une récolte abondante.
Les viticulteurs du Bordelais doivent aujourd’hui
bien se moquer des petits poucets charentais qui avaient l’ambition de jouer
dans la cour des grands crus. Ils n’auront pas tort en un sens.
Sauf que les seuls responsables dans l’histoire sont
des technocrates ignorants, des acteurs politiques et du profit qui ne mettent
pas souvent les pieds ni les mains dans la terre.
Bien minable leur pseudo grenelle de l’environnement
quand on voit le manque de respect pour la nature dans sa plus belle dimension.
On pourra faire toutes les belles lois que l’on voudra à l’échelle nationale ou
planétaire. Tant que l’on n’aura pas compris le prix de la terre on court à la
catastrophe.
Et moi la catastrophe je la vois chaque matin en
allant prendre mon travail quand je passe devant ce cimetière de jeunes ceps qui
tendent désespérément leurs bras mutilés et leurs racines devenues inutiles
vers le ciel.
Je ne suis pas viticultrice. Mais j’ai le cœur fendu
à voir un tel gâchis.
Partagez le !