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du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Mon dernier dactylo-papier

 












 

 

 

 

 


cliquez sur le document pour l’agrandir

 



Dans mon classeur d’archives des années 1990 j’ai retrouvé cette photocopie. Une idée comme ça, à l’époque. Celle de garder précieusement une copie du dernier article tapé avec ma fidèle petite Olivetti.

ma première machine(1) 

ma première machine (2)

 

Une façon de garder la trace de ce que fut l’époque, aujourd’hui complètement révolue, des papiers que l’on envoyait aux journaux par la poste, quand comme moi, on se trouve isolée des agences départementales. Ceux d’entre vous, ici, qui  ont pratiqué la correspondance à cette époque, doivent reconnaître ce type d’imprimé. « Ecrivez à l’intérieur du cadre » était la consigne.

Vous, je ne sais pas. Moi, j’ai toujours eu du mal à écrire exactement à l’intérieur du cadre, et surtout sur les lignes, avec les sauts convenables. La difficulté était aussi de faire ça le plus proprement possible. Pas de faute d’orthographe, rédaction correcte dès le premier jet. Il me fallait donc pour ma part, faire d’abord un brouillon, griffonné à la main, corrigé et rectifié maintes fois avant de pouvoir enfin me mettre à la dactylographie.

Ce que j’envoyais aux rédactions était déjà une mise au propre sur laquelle je  devais encore faire quelques retouches d’orthographe et de ponctuation. Il ne fallait pas oublier de mentionner que l’on accompagnait le texte d’une photo. Car celle-ci ne prenait pas toujours le même chemin.

Lorsque l’article présentait un caractère d’urgence, je transmettais dans un premier temps à l’agence la pellicule par les bus qui faisaient le trajet régulier jusqu’à Angoulême. Pour cela je me rendais à l’arrêt le plus proche de chez moi sur la RN141, et, moyennant un petit pourboire je laissais au chauffeur l’enveloppe rose qu’il laissait à la poste  principale d’Angoulême située à deux pas des arrêts de bus. La précieuse enveloppe « Hors-sac » devait être récupérée dans la journée par l’agence de rédaction. La pellicule serait ainsi développée rapidement en attendant l’article papier ou, si plus urgent encore, l’article dicté par téléphone.

    Pour un article moins urgent, je prenais le temps de rédiger mon article et je glissais la pellicule dans la même enveloppe « hors-sac » que je laissais au facteur le jour suivant. Il m’arrivait également de prendre le temps de développer et de joindre le négatif au papier, ce qui me permettait de choisir le cliché qui me paraissait le plus adapté à l’article et de le suggérer à la rédaction (qui tenait compte de mon avis ou pas) .

 

dernier papier dactylographie datant du 21/12/1998 - à suivre-

 

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Premières élections à Fleurac

Cela fait quelque temps que je n’ai pas repris le fil de mon “journal d’une correspondante” dans lequel je me plaisais à faire quelques retours en arrière pour évoquer ma mission de correspondant. Aujourd’hui, l’envie me prend de faire un retour très très en arrière. A l’époque où les sans-culottes battaient le pavé, et où les femmes commençaient à s’émanciper.

Allez, il fait un temps de chien dehors, je me laisse aller à imaginer … que peut-être dans les rangs des Fleuracaises, une adepte de la brillante Marie-Olympe de Gouges , aurait pu à l’époque être à ma place la correspondante d’un journal, Sud-Ouest en l’occurence, si celui-ci eût existé, puisque Marie Gouze de son vrai nom, était alors originaire de Montauban.

Je vous livre son papier.

 

En vertu du décret de l’Assemblée Nationale proclamée le 17 juin 1789 établissant que les départements tout juste créés se divisent en districts, cantons et communes, Fleurac passe du statut d’enclave à celui de commune à part entière.
Le 2 février 1790, Pierre Michaud, syndic de l’enclave de Fleurac, a donc convoqué les électeurs de la communauté pour les informer de la teneur du décret de l’Assemblée Nationale et de ses instructions, et procéder à l’élection de leurs représentants, soit : trois officiers municipaux, un maire, un procureur et six notables.
Dans un premier temps il a été procédé à l’élection d’un président et d’un secrétaire de l’assemblée.
Sont élus : Pierre Daniaud, secrétaire
Rémon Geoffroi : président

Après leur prestation de serment, les élections commencent.

Sont élus officiers municipaux :
Jacques Deniaud avec 40 voix

Jean Gontier avec 37 voix

Pierre Gouillard avec 36 voix


Election du maire

Pierre Michaud avec 60 voix
Election du procureur
Pierre Germain avec 40 voix
Elections des notables : Alexandre Daniaud avec 25 voix,
Antoine Menard avec 24 voix, Jean Barbaud avec 22 voix, Rémon Geoffroi avec 21 voix, Pierre Daniaud avec 20 voix et Jean Dupui avec 19 voix.
Les élections terminées, le maire rappelle aux nouveaux élus les modalités du renouvellement de leur mandat et dissout l’assemblée.
Le premier Conseil Municipal de Fleurac est en place.
Le 3 février 1790, à deux heures de l’après-midi, l’assemblée se réunit à nouveau pour assister au serment du maire et du conseil municipal, qui, tous ensemble, jurent de maintenir de tous leurs pouvoirs la constitution du royaume, d’être fidèles à la nation, à la loi et au roi.

Le nombre d’électeurs de l’époque n’est pas précisé. Pas plus que les modalités particulières et le déroulement de la séance.

Soit la correspondante a fait un peu trop succinct, soit la rédaction a tronçonné l’article faute de place en une période sans aucun doute chargée en actualité. :)

Il est toutefois amusant de noter que les candidats de la semaine passée faisaient un score allant de 73 à 38 voix .

Il reste encore deux postes à pourvoir. Espérons que les deux derniers postulants feront mieux que Jean Dupui avec ses 19 voix.

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