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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Amb/@ / Info or not info ?

Quand vous tenez l’info, la bonne, l’originale et que l’on vous dit :
“Je vous le dis, mais c’est juste pour vous, vous ne le mettez pas dans le journal”
… Ah ! Ce “Vous ne le mettez pas dans le journal” !
Dilemme sur tous les plans.

Vexation.

Frustration.
* Vous êtes correspondant(e), votre « mission » est d’informer, de tenir votre canard au courant et on vous demande de tenir l’info secrète. Or on sait pertinemment que L‘info ne restera secrète qu’un temps seulement . A plus ou moins longue échéance, l’info ne sera plus ni secrète ni fraîche, puisque tout le monde en aura eu vent. La rumeur parfois, va plus vite que l’info, et parfois aussi, peut faire encore plus de dégâts qu’une info bien placée.
* Vous êtes correspondant(e) et vous avez aussi votre petit ego perso. Tenir l’info, celle que personne encore ne connaît et devoir tenir à la fois votre langue et votre plume, l’une et l’autre dans chacune de vos petites mimines. Pas facile ! 

Oui, nous savons tous. Nous connaissons tous la parade sous-terraine au « Vous ne le mettez pas dans le journal ». Cela s’appelle l’alerte. L’anonyme. Mais bon. Nous petits corres, on a aussi le privilège de bien connaître nos interlocuteurs, d’avoir des rapports de proximité avec eux, de confiance. Alors … alors.
Alors vous rongez votre frein, en espérant que l’on aura, un jour ou l’autre, la primeur de l’info, grandie, plus très originale mais originale tout de même.

Vous me suivez ? Non, pas sûr. Peu importe.

C’est un petit dilemme. Tout petit en regard de toutes les grandes questions existentielles qui peuvent se poser de par le monde.

Mais moi, il m’arrive parfois de me la poser.

Mon dernier dactylo-papier

 












 

 

 

 

 


cliquez sur le document pour l’agrandir

 



Dans mon classeur d’archives des années 1990 j’ai retrouvé cette photocopie. Une idée comme ça, à l’époque. Celle de garder précieusement une copie du dernier article tapé avec ma fidèle petite Olivetti.

ma première machine(1) 

ma première machine (2)

 

Une façon de garder la trace de ce que fut l’époque, aujourd’hui complètement révolue, des papiers que l’on envoyait aux journaux par la poste, quand comme moi, on se trouve isolée des agences départementales. Ceux d’entre vous, ici, qui  ont pratiqué la correspondance à cette époque, doivent reconnaître ce type d’imprimé. « Ecrivez à l’intérieur du cadre » était la consigne.

Vous, je ne sais pas. Moi, j’ai toujours eu du mal à écrire exactement à l’intérieur du cadre, et surtout sur les lignes, avec les sauts convenables. La difficulté était aussi de faire ça le plus proprement possible. Pas de faute d’orthographe, rédaction correcte dès le premier jet. Il me fallait donc pour ma part, faire d’abord un brouillon, griffonné à la main, corrigé et rectifié maintes fois avant de pouvoir enfin me mettre à la dactylographie.

Ce que j’envoyais aux rédactions était déjà une mise au propre sur laquelle je  devais encore faire quelques retouches d’orthographe et de ponctuation. Il ne fallait pas oublier de mentionner que l’on accompagnait le texte d’une photo. Car celle-ci ne prenait pas toujours le même chemin.

Lorsque l’article présentait un caractère d’urgence, je transmettais dans un premier temps à l’agence la pellicule par les bus qui faisaient le trajet régulier jusqu’à Angoulême. Pour cela je me rendais à l’arrêt le plus proche de chez moi sur la RN141, et, moyennant un petit pourboire je laissais au chauffeur l’enveloppe rose qu’il laissait à la poste  principale d’Angoulême située à deux pas des arrêts de bus. La précieuse enveloppe « Hors-sac » devait être récupérée dans la journée par l’agence de rédaction. La pellicule serait ainsi développée rapidement en attendant l’article papier ou, si plus urgent encore, l’article dicté par téléphone.

    Pour un article moins urgent, je prenais le temps de rédiger mon article et je glissais la pellicule dans la même enveloppe « hors-sac » que je laissais au facteur le jour suivant. Il m’arrivait également de prendre le temps de développer et de joindre le négatif au papier, ce qui me permettait de choisir le cliché qui me paraissait le plus adapté à l’article et de le suggérer à la rédaction (qui tenait compte de mon avis ou pas) .

 

dernier papier dactylographie datant du 21/12/1998 - à suivre-

 

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Entre charentaises et coup de Jarnac : la savate boxe française

Je vous avais promis un troisième épisode à mes histoires de charentaises, qui en fait est un quatrième (si vous en référez à mes tags).

         Au pays de la charentaise, il est un sport qui reste encore trop méconnu : la savate boxe française. Avec trente-huit mille pratiquants sur toute la France et neuf clubs en Charente, ce sport cherche encore sa voie pour accéder au statut de discipline olympique. « Ce qui ne devrait pas tarder à arriver » comme le fait remarquer René Pasquet, délégué technique départemental, membre de l’équipe fédérale, et instructeur fédéral diplômé. Très attaché à la création de clubs,  il vient d’ouvrir à Mérignac le troisième du secteur après Fléac  et Jarnac qui sont aussi de sa responsabilité et de celle de son épouse, elle-même, instructrice. « Alliant l’éducatif, l’esthétisme, l’efficacité à l’attention, au respect des règles, au respect des autres et de l’adulte, ce sport complet est accessible à tous de six à cent six ans » affirme le sportif en tenue réglementaire, toujours la même depuis la naissance de ce sport d’avant-guerre, pratiqué à l’origine par la noblesse.  Ce sport  de combat, pieds et poings, 100% français, se pratique en général en association avec la canne de combat et le bâton, deux disciplines, quant à elles, très spectaculaires. Peu connues en tant que sport elles le sont davantage par leur médiatisation par la série  télévisée : « Les brigades du tigre ».

         Qui sait si notre baron de Jarnac, le jeune Guy Chabot, si peu à l’aise avec l’épée,  à qui l’on doit pourtant le célèbre coup *, n’aurait pas choisi plutôt cette discipline pour combattre le féroce François de Vivonne ?

         Il existe pour ce sport trois types de compétitions de divers niveaux : assaut et combat, en fonction de l’âge du pratiquant. Entraînements et compétitions sont également  ouverts aux filles et femmes qui représentent  le  tiers des troupes avec dix mille pratiquantes en France.


Renseignements pratiques concernant le club :

Après une première séance de démonstration, une première séance de pratique a eu lieu à Mérignac ce mercredi. Il est toujours temps de s’inscrire dans ce club qui vient de naître et qui tournera en partenariat et réciprocité avec ceux de Fléac  et Jarnac.

Les tarifs licence sont de 15 euros pour les moins de 16 ans (à partir de six ans) avec une cotisation annuelle de 40 euros. Licence à 30 euros pour les adultes. A savoir que la tenue ne nécessite pas beaucoup d’investissement et que le club peut prêter les gants et le casque réglementaires.

A Mérignac les cours seront assurés tous les mercredis. Enfants (6- 12 ans) : de 17h30 à 18h30 ; plus de 12 ans et adultes : de 18h40 à 19h40. Canne et bâton de combat : 18h40 à 19h40 .

A Jarnac, les cours ont lieu le samedi matin  à la salle de gym du collège Jean Lartaut entre 9h et 11h30 selon la discipline choisie.

Renseignements au 06-32-17-31-00

*       Vous voulez en savoir plus sur notre célèbre coup de Jarnac ?
Vous pouvez si vous le souhaitez vous référer aux documentaires très sérieux. Pour ma part, j’aime beaucoup le petit roman d’Armand Farrachi, paru aux éditions Bayard dans la collection Je Bouquine. Roman simplissime certes, mais où l’on découvre réellement qui était Guy Chabot. Quand vous aurez lu ce petit book vous ne penserez plus que le coup de Jarnac était un coup en traître et vous en saurez un peu plus, en entrant par la petite histoire,  sur la grande Histoire.
- retrouvez cet article dans le journal Sud-Ouest édition Charente de ce jour -
Blog, bon sang, ma photo floue ou pas, est-elle arrivée jusqu’à toi pour les photos des corres’?


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Ma première machine



En ouvrant le portail de Sud-Ouest pour découvrir la mise en valeur de nos blogs de correspondants, je réalise que j’ai régulièrement tendance à oublier que je suis sur cette plate-forme pour ça. Pour parler de ma mission de correspondante.

J’ai tendance aussi à oublier que mon blog est classé dans la catégorie “opinions, idées”.

Mon écriture en effet, se plaît à prendre le large. Un peu comme moi. D’ailleurs, vous l’aurez remarqué : mon écriture c’est moi. J’écris comme je pense, passant allègrement d’une chose à une autre. Passant allègrement d’un état d’âme à un autre suivant l’humeur du jour ou de l’instant.

Le large donc,  et les errances de l’imaginaire qui mènent la plupart du temps à la poésie.  Le large et la liberté de faire entrer dans mon blog Sud-Ouest quelques lignes de ma vie personnelle. Une vie où mon écriture se perd entre les pages d’un “classeur de préparation” toujours en vadrouille entre l’école et la maison, une écriture qui se perd aussi, hélas, dans les tiroirs profonds du bureau … enfin, bref, ceci est une autre histoire. 
Je profite donc de la rentrée et de l’initiative de Blog pour me remettre dans le droit chemin. Le chemin de mon journal d’une correspondante de campagne, histoire de vous conter quelques pages de celle qui fut ma fidèle compagne de mes premières heures de correspondante.

Chacun a eu sa première fois, sa première dent, sa première danse, sa première maîtresse,   sa première chemise. C’est d’ailleurs cette dernière qui est la première à être mise au panier quand un jour on décide à tourner la page,  prendre le large, ou simplement faire fi d’une chose insignifiante à nos yeux . Qui n’a pas dit un jour :

« Je m’en fous comme de ma première chemise » ?

Moi, j’ai eu, et je remercie Blog de me l’avoir rappelé dernièrement,  j’ai eu donc ma première machine. La première et la dernière d’ailleurs. Je n’en ai une qu’une seule.
Curieusement, à l’heure où là voilà, pimpante à la Une de la plate-forme, je viens il y a quelques jours seulement de mettre à la poubelle la photo-souvenir de son arrivée dans ma vie.

Vous savez, une de ces bêtes photos que l’on prend lors des « grandes » occasions. La photo sur laquelle vous posez debout, le sourire figé, les bras le long du corps et où,  histoire de paraître moins bête, vous vous faite accompagner d’un petit frère, d’une petite sœur, ou toute autre personne prête à faire figure … de figurant. 

Je me revois donc sur ce petit bout de papier glacé qui a traîné jusqu’à ces jours derniers au fond d’une boîte parmi les photos de mon enfance, de mon adolescence. Ma petite cousine avait accepté de poser à mes côtés, et nous étions là, toutes les deux, collées contre la table de la salle à manger sur laquelle j’avais pris soin d’installer la machine à écrire déposée le matin-même au pied du sapin de Noël, qui lui aussi trônait en arrière plan de la photo sur le buffet de la salle à manger.

Quand j’ai lu le mot de blog m’annonçant le rapt de mon Olivêttti pour l’exhiber sur la plate-forme, j’ai tout de suite fouillé dans la nouvelle boîte plus fraîche que la précédente, où je venais de caser les rescapées du vide sanitaire effectué dans les armoires, les tiroirs, les placards, les boîtes en tout genre avec toutefois un doute qui s’avéra exact.

La photo noir et blanc, format carré comme ça se faisait à l’époque faisait bien partie du train des ramasse-poussière et autres âcries comme on dit en Charente qui vous embarrassent l’espace et l’esprit. space and spirit.

Peu importe.

Il me reste encore (mais pour combien de temps) le souvenir, non pas du moment, mais de la photo. Je ne sais pas si ce souvenir restera gravé longtemps car j’ai une fâcheuse tendance à faire le tri aussi dans les tiroirs de mon cerveau qui se vide assez rapidement.

D’ailleurs, la date exacte, je l’avais oubliée. J’étais incapable de retrouver l’année malgré les calculs à rebours auxquels je m’essayai vainement pendant presque un quart d’heure.
Je finis donc par chercher dans mes archives scolaires (que je n’ai pas encore eu le coeur à déblayer) et je retrouve le “livret scolaire pour l’examen du baccalauréat” qui me donne la date de mon entrée en seconde. 1972 !

Voilà ! Je vous vois bien tous et toutes à faire le calcul. 1972 en seconde … ça lui fait, ça lui fait …

Ne cherchez pas.

Mon âge on s’en fout comme de ma première chemise, évidemment.

J’ai décidé d’arrêter les pendules il y a quelques années de cela en me refusant de fêter les bêtes anniversaires. Mes proches ne sont pas tous au courant, hélas, qui s’obstinent à sonner, chaque année à la même date, l’anniversaire du débarquement.

Bon, je reprends le fil, et comme je sens que ça risque d’être long je vous préviens de suite que je vais faire en deux  épisodes.

Donc entrée en seconde, année scolaire 1972-1973, ce qui donne l’arrivée de mon Olivêttti à Noël  1972 ! 

Ça fait un sacré bail quand même. Calcul rapide … cela fait effectivement : trente-six ans !

Trente-six ans. Mon Olivêttti aura trente-six années de maison à Noël prochain.




Bon, voilà pour un début. Je m’attelle dans quelques jours à la suite jusqu’à ce jour de décembre 1998, le 21 décembre exactement où je tapais sur les touches du clavier de ma précieuse machine mon dernier article de presse. Document dactylographié sur les feuilles pré-formatées fournies par CL et SO sur lesquelles il fallait “écrire à l’intérieur du cadre” sur les lignes numérotées de 1 à 20.  Document donc, conservé précieusement dans mes classeurs d’archives journalistiques. 

Et de trois !

Oui, je sais, ça commence à faire rengaine et réchauffé. Tant pis ! Suite et fin aujourd’hui pour ceux qui viennent sur mon blog pour lire un peu de local. C’est vrai que depuis quelque temps le blog n’affichait plus trop la couleur qui est pourtant celle dans laquelle il est classé. Donc en attendant les traditionnels marronniers de rentrée, et les nouveautés, car il y en aura à n’en pas douter, je vous livre la dernière fournée de vignettes sur le concours de chevaux.



 





Concours d’Orlut (2)


Je t’avais dit Angoustrine ! En vedette !Il reste encore une petite série pour demain.Et c’est aussi compliqué d’installer correctement un mosaïque que d’insérer un diaporama ou une vidéo. Baudet tu m’as donné du mal pour te mettre en vedette.

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