à l’Est un peu de nouveau histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente
@@@Mon entrevue avec BdB : cliquer sur la photo@@@
~~~~ ~~~~
Avertissement : Ce blog fonctionne sous Mozilla Firefox. Quelques disfonctionnements (notamment dans la mise en page) peuvent parfois apparaître si vous utilisez Internet Explorer.
Emportée par l'élan de l'écriture j'ai fait de ce blog un véritable fourre-tout. Alors, en utilisant la liste ci-dessous, rendez-vous sur la catégorie qui vous convient. Et si vous avez seulement envie de discuter de tout, de rien, n'hésitez pas à vous rendre sur "pour parler de choses et d'autres" et à y mettre votre petit grain de sel.
Bonne balade entre mes mots.
Quand
vous tenez l’info, la bonne, l’originale et que l’on vous dit :
“Je vous le dis, mais c’est juste pour vous, vous ne le mettez pas
dans le journal”
… Ah ! Ce “Vous ne le mettez pas dans le journal” !
Dilemme sur tous les plans.
Vexation.
Frustration.
* Vous êtes correspondant(e), votre « mission » est d’informer, de
tenir votre canard au courant et on vous demande de tenir l’info secrète. Or on
sait pertinemment que L‘info ne restera secrète qu’un temps seulement .
A plus ou moins longue échéance, l’info ne sera plus ni secrète ni fraîche,
puisque tout le monde en aura eu vent. La rumeur parfois, va plus vite que
l’info, et parfois aussi, peut faire encore plus de dégâts qu’une info bien
placée.
* Vous êtes correspondant(e) et vous avez aussi votre petit ego perso. Tenir
l’info, celle que personne encore ne connaît et devoir tenir à la fois votre
langue et votre plume, l’une et l’autre dans chacune de vos petites mimines.
Pas facile !
Oui,
nous savons tous. Nous connaissons tous la parade sous-terraine au « Vous
ne le mettez pas dans le journal ». Cela s’appelle l’alerte. L’anonyme.
Mais bon. Nous petits corres, on a aussi le privilège de bien connaître nos
interlocuteurs, d’avoir des rapports de proximité avec eux, de confiance. Alors
… alors.
Alors vous rongez votre frein, en espérant que l’on aura, un jour ou l’autre,
la primeur de l’info, grandie, plus très originale mais originale tout de même.
Vous
me suivez ? Non, pas sûr. Peu importe.
C’est
un petit dilemme. Tout petit en regard de toutes les grandes questions
existentielles qui peuvent se poser de par le monde.
Dans mon classeur d’archives des années 1990 j’ai
retrouvé cette photocopie. Une idée comme ça, à l’époque. Celle de garder
précieusement une copie du dernier article tapé avec ma fidèle petite Olivetti.
Une façon de garder la trace de ce que fut l’époque,
aujourd’hui complètement révolue, des papiers que l’on envoyait aux journaux par
la poste, quand comme moi, on se trouve isolée des agences départementales. Ceux
d’entre vous, ici, qui ont pratiqué la correspondance à cette époque,
doivent reconnaître ce type d’imprimé. « Ecrivez à
l’intérieur du cadre » était la consigne.
Vous, je ne sais pas. Moi, j’ai toujours eu du mal à
écrire exactement à l’intérieur du cadre, et surtout sur les lignes, avec les
sauts convenables. La difficulté était aussi de faire ça le plus
proprement possible. Pas de faute d’orthographe, rédaction correcte dès le
premier jet. Il me fallait donc pour ma part, faire d’abord un brouillon,
griffonné à la main, corrigé et rectifié maintes fois avant de pouvoir enfin me
mettre à la dactylographie.
Ce que j’envoyais aux rédactions était déjà une mise au
propre sur laquelle je devais encore faire quelques retouches
d’orthographe et de ponctuation. Il ne fallait pas oublier de
mentionner que l’on accompagnait le texte d’une photo. Car celle-ci ne prenait
pas toujours le même chemin.
Lorsque l’article présentait un caractère d’urgence, je
transmettais dans un premier temps à l’agence la pellicule par les bus qui
faisaient le trajet régulier jusqu’à Angoulême. Pour cela je me rendais à
l’arrêt le plus proche de chez moi sur la RN141, et, moyennant un petit
pourboire je laissais au chauffeur l’enveloppe rose qu’il laissait à la
poste principale d’Angoulême située à deux pas des arrêts de bus. La
précieuse enveloppe « Hors-sac » devait être récupérée dans la journée
par l’agence de rédaction. La pellicule serait ainsi développée rapidement en
attendant l’article papier ou, si plus urgent encore, l’article dicté par
téléphone.
Pour un article moins urgent, je prenais le temps de rédiger mon article et je
glissais la pellicule dans la même enveloppe « hors-sac » que je
laissais au facteur le jour suivant. Il m’arrivait également de
prendre le temps de développer et de joindre le négatif au papier, ce qui me
permettait de choisir le cliché qui me paraissait le plus
adapté à l’article et de le suggérer à la rédaction (qui tenait compte de mon avis ou pas) .
dernier papier dactylographie datant du 21/12/1998 - à suivre-
Je vous
avais promis un troisième épisode à mes histoires de charentaises, qui en fait
est un quatrième (si vous en référez à mes tags).
Au pays de la charentaise, il est un sport qui reste
encore trop méconnu : la savate boxe française. Avec trente-huit mille
pratiquants sur toute la France et neuf clubs en Charente, ce sport cherche
encore sa voie pour accéder au statut de discipline olympique. « Ce qui
ne devrait pas tarder à arriver » comme le fait remarquer René
Pasquet, délégué technique départemental, membre de l’équipe fédérale, et
instructeur fédéral diplômé. Très attaché à la création de clubs,il vient d’ouvrir à Mérignac le troisième du
secteur après Fléacet Jarnac qui sont
aussi de sa responsabilité et de celle de son épouse, elle-même, instructrice.
« Alliant l’éducatif, l’esthétisme, l’efficacité à l’attention, au
respect des règles, au respect des autres et de l’adulte, ce sport complet est
accessible à tous de six à cent six ans » affirme le sportif en tenue
réglementaire, toujours la même depuis la naissance de ce sport d’avant-guerre,
pratiqué à l’origine par la noblesse.Ce sportde combat, pieds et
poings, 100% français, se pratique en général en association avec la canne de
combat et le bâton, deux disciplines, quant à elles, très spectaculaires. Peu
connues en tant que sport elles le sont davantage par leur médiatisation par la
série télévisée : « Les
brigades du tigre ».
Qui sait si notre baron de Jarnac, le jeune Guy
Chabot, si peu à l’aise avec l’épée,à
qui l’on doit pourtant le célèbre coup *, n’aurait pas choisi plutôt cette
discipline pour combattre le féroce François de Vivonne ?
Il existe pour ce sport trois types de compétitions
de divers niveaux : assaut et combat, en fonction de l’âge du pratiquant. Entraînements et
compétitions sont également ouverts aux
filles et femmes qui représententletiers des troupes avec dix
mille pratiquantes en France.
Renseignements pratiques concernant le club :
Après une première séance de démonstration, une
première séance de pratique a eu lieu à Mérignac ce mercredi. Il est toujours
temps de s’inscrire dans ce club qui vient de naître et qui tournera en
partenariat et réciprocité avec ceux de Fléacet Jarnac.
Les tarifs licence sont de 15 euros pour les moins
de 16 ans (à partir de six ans) avec une cotisation annuelle de 40 euros.
Licence à 30 euros pour les adultes. A savoir que la tenue ne nécessite pas
beaucoup d’investissement et que le club peut prêter les gants et le casque
réglementaires.
A Mérignac les cours seront assurés tous les
mercredis. Enfants (6- 12 ans) : de 17h30 à 18h30 ; plus de 12 ans et
adultes : de 18h40 à 19h40. Canne et bâton de combat : 18h40 à 19h40
.
A Jarnac, les cours ont lieu le samedi matinà la salle de gym du collège Jean Lartaut
entre 9h et 11h30 selon la discipline choisie.
Renseignements au 06-32-17-31-00
*Vous
voulez en savoir plus sur notre célèbre coup de Jarnac ?
Vous pouvez si vous le
souhaitez vous référer aux documentaires très sérieux. Pour ma part, j’aime
beaucoup le petit roman d’Armand Farrachi, paru aux éditions Bayard dans la
collection Je Bouquine. Roman simplissime certes, mais où l’on découvre
réellement qui était Guy Chabot. Quand vous aurez lu ce petit book vous ne
penserez plus que le coup de Jarnac était un coup en traître et vous en saurez
un peu plus, en entrant par la petite histoire, sur la grande Histoire.
- retrouvez cet article dans le journal Sud-Ouest édition Charente de ce jour -
Blog, bon sang, ma photo floue ou pas, est-elle arrivée jusqu’à toi pour les photos des corres’?
En ouvrant le portail de Sud-Ouest pour découvrir la mise en valeur de nos blogs de correspondants, je réalise que j’ai régulièrement tendance à oublier que je suis sur cette plate-forme pour ça. Pour parler de ma mission de correspondante.
J’ai tendance aussi à oublier que mon blog est classé dans la catégorie “opinions, idées”.
Mon écriture en effet, se plaît à prendre le large. Un peu comme moi. D’ailleurs, vous l’aurez remarqué : mon écriture c’est moi. J’écris comme je pense, passant allègrement d’une chose à une autre. Passant allègrement d’un état d’âme à un autre suivant l’humeur du jour ou de l’instant.
Le large donc, et les errances de l’imaginaire qui mènent la plupart du temps à la poésie. Le large et la liberté de faire entrer dans mon blog Sud-Ouest quelques lignes de ma vie personnelle. Une vie où mon écriture se perd entre les pages d’un “classeur de préparation” toujours en vadrouille entre l’école et la maison, une écriture qui se perd aussi, hélas, dans les tiroirs profonds du bureau … enfin, bref, ceci est une autre histoire. Je profite donc de la rentrée et de l’initiative de Blog pour me remettre dans le droit chemin. Le chemin de mon journal d’une correspondante de campagne, histoire de vous conter quelques pages de celle qui fut ma fidèle compagne de mes premières heures de correspondante.
Chacun a eu sa première fois, sa première dent, sa première danse, sa première maîtresse,sa première chemise. C’est d’ailleurs cette dernière qui est la première à être mise au panier quand un jour on décide à tourner la page, prendre le large, ou simplement faire fi d’une chose insignifiante à nos yeux . Qui n’a pas dit un jour :
« Je m’en fous comme de ma première chemise » ? Moi, j’ai eu, et je remercie Blog de me l’avoir rappelé dernièrement,j’ai eu donc ma première machine. La première et la dernière d’ailleurs. Je n’en ai une qu’une seule. Curieusement, à l’heure où là voilà, pimpante à la Une de la plate-forme, je viens il y a quelques jours seulement de mettre à la poubelle la photo-souvenir de son arrivée dans ma vie.
Vous savez, une de ces bêtes photos que l’on prend lors des « grandes » occasions. La photo sur laquelle vous posez debout, le sourire figé, les bras le long du corps et où, histoire de paraître moins bête, vous vous faite accompagnerd’un petit frère, d’une petite sœur, ou toute autre personne prête à faire figure … de figurant.
Je me revois donc sur ce petit bout de papier glacé qui a traîné jusqu’à ces jours derniers au fond d’une boîte parmi les photos de mon enfance, de mon adolescence. Ma petite cousine avait accepté de poser à mes côtés, et nous étions là, toutes les deux, collées contre la table de la salle à manger sur laquelle j’avais pris soin d’installer la machine à écrire déposée le matin-même au pied du sapin de Noël, qui lui aussi trônait en arrière plan de la photo sur le buffet de la salle à manger.
Quand j’ai lu le mot de blog m’annonçant le rapt de mon Olivêttti pour l’exhiber sur la plate-forme, j’ai tout de suite fouillé dans la nouvelle boîte plus fraîche que la précédente, où je venais de caser les rescapées du vide sanitaire effectué dans les armoires, les tiroirs, les placards, les boîtes en tout genre avec toutefois un doute qui s’avéra exact.
La photo noir et blanc, format carré comme ça se faisait à l’époque faisait bien partie du train des ramasse-poussière et autres âcries comme on dit en Charente qui vous embarrassent l’espace et l’esprit. space and spirit.
Peu importe.
Il me reste encore (mais pour combien de temps) le souvenir, non pas du moment, mais de la photo. Je ne sais pas si ce souvenir restera gravé longtemps car j’ai une fâcheuse tendance à faire le tri aussi dans les tiroirs de mon cerveau qui se vide assez rapidement.
D’ailleurs, la date exacte, je l’avais oubliée. J’étais incapable de retrouver l’année malgré les calculs à rebours auxquels je m’essayai vainement pendant presque un quart d’heure. Je finis donc par chercher dans mes archives scolaires (que je n’ai pas encore eu le coeur à déblayer) et je retrouve le “livret scolaire pour l’examen du baccalauréat” qui me donne la date de mon entrée en seconde. 1972 !
Voilà ! Je vous vois bien tous et toutes à faire le calcul. 1972 en seconde … ça lui fait, ça lui fait …
Ne cherchez pas.
Mon âge on s’en fout comme de ma première chemise, évidemment.
J’ai décidé d’arrêter les pendules il y a quelques années de cela en me refusant de fêter les bêtes anniversaires. Mes proches ne sont pas tous au courant, hélas, qui s’obstinent à sonner, chaque année à la même date, l’anniversaire du débarquement.
Bon, je reprends le fil, et comme je sens que ça risque d’être long je vous préviens de suite que je vais faire en deux épisodes.
Donc entrée en seconde, année scolaire 1972-1973, ce qui donne l’arrivée de mon Olivêttti à Noël 1972 !
Ça fait un sacré bail quand même. Calcul rapide … cela fait effectivement : trente-six ans !
Trente-six ans. Mon Olivêttti aura trente-six années de maison à Noël prochain.
Bon, voilà pour un début. Je m’attelle dans quelques jours à la suite jusqu’à ce jour de décembre 1998, le 21 décembre exactement où je tapais sur les touches du clavier de ma précieuse machine mon dernier article de presse. Document dactylographié sur les feuilles pré-formatées fournies par CL et SO sur lesquelles il fallait “écrire à l’intérieur du cadre” sur les lignes numérotées de 1 à 20. Document donc, conservé précieusement dans mes classeurs d’archives journalistiques.
Oui, je sais, ça commence à faire rengaine et réchauffé. Tant pis ! Suite et fin aujourd’hui pour ceux qui viennent sur mon blog pour lire un peu de local. C’est vrai que depuis quelque temps le blog n’affichait plus trop la couleur qui est pourtant celle dans laquelle il est classé. Donc en attendant les traditionnels marronniers de rentrée, et les nouveautés, car il y en aura à n’en pas douter, je vous livre la dernière fournée de vignettes sur le concours de chevaux.
Je t’avais dit Angoustrine ! En vedette !Il reste encore une petite série pour demain.Et c’est aussi compliqué d’installer correctement un mosaïque que d’insérer un diaporama ou une vidéo. Baudet tu m’as donné du mal pour te mettre en vedette.