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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

“Alors, ça blogue ?”

Bon, je l’admets, j’étais partie sur les chapeaux de roues, et comme le faisait si bien remarquer mon ami bloggueur de la première heure, j’entends par là, DEB, l’homme au chapeau, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec le mien d’homme au chapeau, celui que j’évoquais dans un de mes premiers posts, DEB donc prétendait que le plus difficile c’était d’alimenter chaque jour son petit coin de toile. Pas facile en effet.

Pourtant, quel plaisir les amis, quel plaisir de croiser par hasard quelqu’un qui vous dit « Alors, ça blogue ? »

Bien oui, ça blogue. Ça blogue, un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout. Ça dépend des jours, de l’inspiration, de l’humeur, du courage, enfin, bref, ça blogue comme ça peu.

Pour ce qui est de mon journal, je l’admets, je n’ai pas toujours le temps de m’y mettre sérieusement, et puis, j’avais prévenu, « à doses homéopathiques ». C’est que je ne fais pas que ça non plus !

Bon, alors ce soir, même si j’ai peu de temps, je passe juste par ici, histoire de vous raconter le dimanche banal et ordinaire d’une correspondante qui n’a pas d’article à faire. Ouf ! De temps en temps, ça fait du bien, de se dire que l’on va aller faire un tour sans APN, sans papier et sans crayon.

Me voilà donc partie, profitant du soleil charentais, faire un petit tour à la fête de l’écologie de Nanclars. Nanclars c’est un tout petit village charentais, à mi-chemin entre Angoulême et Ruffec. Belle fête, toujours très colorée, très vivante et joyeuse. Beaucoup d’exposants, de forums … oh, et puis, bref, je ne suis pas chargée de faire l’article…

Je discutai donc avec mon marchand d’éponges favori, quand soudain, voilà qu’on me tape sur l’épaule :

« Bonjour Solange, quel hasard, toi que je lis chaque jour sur ton blog ».

Ah ! Voilà donc s’il en était la preuve que les blogs de Sud-Ouest ne passent pas inaperçus.

C’était ma collègue Myriam, qui me dit-elle, a aussi, posé ses valises dans un petit coin des blogs Sud-Ouest. Quelques mots échangés. Nous avons si peu l’occasion de nous voir. Elle est encore plus à l’Est que moi, Myriam, et un petit peu plus au Sud. Montmoreau, la cité des Maures à ce qu’il paraît. Elle raconte d’ailleurs cela très bien sur son blog

http://sud16.blogsudouest.com/

 

Eh, j’oubliais de dire, vous savez ce qu’elle m’a dit la petite Myriam, toute fraîche arrivée dans la maison, en tournant les talons. Elle m’a dit « Salut, le dinosaure ».

 

Euh, vous êtes gentils, là. Vous qui passez par là, et qui peut-être me reconnaîtrez dans la rue… le dinosaure, vous oubliez :)

 

L’année des roses(3)


Heureusement pour moi. J’avais toute petite appris à m’occuper seule.
J’aimais la tranquillité, les balades à vélo, la musique, la peinture.
Donc j’occupais mon temps libre. Je partais souvent aussi vers la grande ville où j’avais mes attaches et mes repères.
La campagne ne me pesait ainsi pas trop. J’en prenais les avantages, et j’apprenais à en oublier les inconvénients.

Bon, vous allez me dire, cela n’a plus rien à voir avec le titre … oui.
Bon, disons qu’ici, c’est surtout histoire de vous montrer les dessous d’une correspondante de campagne. Les dessous … allez, je vous vois bien … disons plus exactement, la vie quotidienne d’une correspondante de campagne… que je n’étais toujours pas en ce beau mois de juillet.
Parce que correspondante je ne le devins, par hasard, que courant octobre de cette-même année.

A l’époque, c’est à dire, il y a une vingtaine et plus, être correspondant consistait à se faire le relais auprès de la rédaction de tous les petits faits divers d’un village. Chaque village avait son correspondant. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais la plupart du temps celui-ci était l’instituteur. Ou bien, si un café existait, c’était le cafetier qui était chargé de cette mission. Le même que celui qui distribuait les journaux.

Ah!!!! Pour l’instituteur, j’y pense soudain : c’était sans doute à cause des vacances !!!!!!!!!!

C’est donc tout naturellement que lorsque la correspondante en titre désira arrêter son activité, elle vint frapper chez moi pour me proposer de la remplacer.
Moi, j’étais toute jeune. La charge me paraissait bien importante. Ecrire dans le journal! Serai-je à la hauteur ? Rendez-vous pris avec le chef d’agence de Sud-Ouest Angoulême. Qu’il me pardonne, s’il est toujours du monde, j’ai oublié son nom. Petite entrevue sympathique. Pas de bilan de compétences. Juste une question de confiance. Et me voilà promue correspondante locale de presse.

Mais, autre fait important à l’époque, sur notre belle Charente, deux journaux se partageaient, et se partagent toujours, le territoire. Même groupe, mêmes intérêts. Enfin, je parle de l’époque. Et quand on devenait correspondant de l’un, on était automatiquement correspondant de l’autre. Double promotion donc, double casquette : j’étais à la fois correspondante Sud-Ouest et correspondante Charente Libre. Casquette que je porte encore avec un autre collègue. Un instit’, comme moi ! Les dinosaures, on nous appelle… parce que sur la Charente nous sommes les derniers.

Jusqu’à il y a peu, nous croyions d’ailleurs être les deux seuls survivants de cette espèce en voie d’extinction. Eh bien figurez-vous que lors d’une récente réunion Charente Libre, figurez-vous que nous en avons retrouvé, une troisième de dinosaure à deux casquettes !

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