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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Il y a marronniers et marronniers …


Ah, je cherchais depuis pas mal de temps le nom que l’on donnait à ces articles qui se répètent d’une année sur l’autre. J.Babar déjà m’avait bien soumis le terme et aujourd’hui c’est Phoenix qui confirme. Il s’agit bien de « marronniers ».

Eh ! pas mal, pour moi qui habite … devinez où ? … rue des marronniers.

Il faut bien dire que nous, petits correspondants, nous sommes la plupart du temps sollicités pour des manifestations dont le calendrier ne varie guère d’une année à l’autre. Parfois, vous savez quoi ? J’aurais même envie de faire des copier-coller de mon document word de l’année précédente.

Aïe ! Je sens que je vais me faire tirer les oreilles si on me lit dans les hautes sphères du journal.

Allez, les petits collègues correspondants, soyez honnêtes.
Qui de vous n’a jamais ouvert ses archives perso pour y trouver le petit déclic, le petit renseignement supplémentaire qui vous a échappé précisément cette année sur l’article ? Le nom du secrétaire ou du trésorier adjoint, celui de la petite dame tout en haut à gauche de votre photo qui était exactement au même endroit sur la photo de l’an passé ? Et pourquoi pas aussi la petite phrase sympa qui résumait si bien l’ambiance, la même que cette année ?

Pour l’instant, après la cohue des Pères Noël et avant l’heure des Assemblées générales de tout bord, c’est un peu la trève des confiseurs pour nous. Et tant mieux. On peut souffler un peu maintenant que toutes les feuilles des marronniers sont tombées.

En attendant aussi … de voir nos binettes à nous, à notre tour, illustrer notre papier de fêtes.

Ça c’est une initiative sympa qui nous change des marronniers. Je plaisantais il y a peu à propos d’un éventuel calendrier des correspondants mais j’admets que le Noël des correspondants est tout autant agréable. Même s’il faut parfois galérer pour trouver quelque chose qui colle au sujet proposé. Un papier qui ne soit pas non plus le même que votre collègue de la commune d’à côté.

Ah, pour sûr, l’article de fin d’année, ça nous change des marronniers.

Allez, en attendant de voir ma tête et celle de mes copains et copines gentiment mis en boîte par nos photographes de presse préférés, je vous souhaite de bonnes fêtes à tous.

N’oubliez pas de vous embrasser … sous le gui.



Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Un marronnier en journalisme est un article d’information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Tout comme le marronnier (l’arbre[1]) qui invariablement, tous les ans, produit ses fruits, le marronnier journalistique reproduit les même sujets avec plus ou moins d’originalité. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres. Son équivalent anglophone est l’expression evergreen.
La qualité première du marronnier est qu’il n’est jamais rédigé dans l’urgence, puisque sa parution est programmée… d’une année sur l’autre. Dans ce cas de figure, on place souvent, à la télévision, des images d’archives, histoire de faire une « frise chronologique ».

Le marronnier a cette particularité de gêner plus le journaliste que le lecteur : le premier doit transformer ce qu’il ressent souvent comme une corvée en un papier comportant une accroche ou un angle d’attaque nouveaux et intéressants, tandis que le second serait frustré, à juste titre, de ne pas voir les repères du cycle annuel (les fêtes, par exemple) ou les efforts d’organisation d’un événement par une association ou un comité. Cela est particulièrement notable dans la presse quotidienne régionale.

Quelques exemples de marronniers

  • L’heure d’été et l’heure d’hiver.
  • Journée de solidarité envers les personnes âgées
  • L’estivage et, bien sûr, le retour des bêtes dans la vallée.
  • La rentrée scolaire et le poids des cartables.
  • La rentrée littéraire.
  • Les fêtes, comme les courses de Noël, Saint-Valentin, Nouvel An chinois, la Toussaint, Halloween, les œufs de Pâques, ou la préparation du ramaḍān, les crêpes à la chandeleur, entre autres multiples exemples.
  • La neige, le froid et le verglas en hiver.
  • Le soleil en été et le réchauffement climatique pendant la canicule.
  • Les sans-abris qui meurent de froid en hiver et ceux qui meurent de chaud en été.
  • Les embouteillages sur la route des vacances.
  • Les gens qui postent leur déclaration de revenus au dernier moment.
  • Le baccalauréat en France en juin et juillet.
  • La fête des mères/pères/grand-mères.
  • Les festivals de cinéma de Cannes, de Fribourg, de Bruxelles, d’Avoriaz, de Toronto etc.
  • De même pour la musique, avec le Festival des Vieilles Charrues, le Festival de Jazz de Montreux, les Eurockéennes de Belfort, le Paléo, le Dour Festival ou encore le festival de musique classique de Verbier et ses fameuses Master Classes.
  • Le dopage (à l’occasion de n’importe quelle compétition sportive).
  • L’ouverture de la chasse ou le concours de pêche local.
  • Les vendanges, le beaujolais nouveau.
  • Les défilés de haute couture.
  • Les soldes en janvier et fin juin/début juillet.
  • Les augmentations de prix à la rentrée.
  • Les régimes minceur à l’approche des beaux jours.
  • Les horoscopes de l’année, du printemps, de l’été et de la rentrée.
  • À qui appartient Paris ?

Certains sujets, sans être réellement saisonniers, peuvent être « resservis » chaque année pour améliorer le tirage en période d’actualité creuse :

  • L’influence des francs-maçons.
  • Le vrai salaire des cadres.
  • La sexualité des Français.
  • Le sexe fait-il vendre ?
  • Les « tribus » : bobos, gothiques, new-ages, sportifs, cadres dynamiques, etc., assortis de tests du type « Et vous, de quelle tribu faites-vous partie ? ».
  • Les modes passagères, agrémentées de renseignements, parfois assez rares, sur celles-ci : les piercing, les jeans, les survêtements.
  • La hausse ou la baisse de l’immobilier dans les régions et les grandes villes.

Enfin, il y a les « incontournables » :

  • Les élections, locales, régionales ou nationales.
  • Les votations de toute nature.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Marronnier_%28journalisme%29



Le calendrier des correspondants

Le Téléthon est passé. Vive les Pères Noël, et les maisons illuminées, vive les vœux des maires et les assemblées générales des associations….

Nous les correspondants nous rythmons nos articles au gré de calendriers divers. Il y a le calendrier grégorien évidemment avec ses Saintes Cécile, des Saintes Catherine, des Saintes Barbe et j’en oublie, le calendrier que j’appellerai de bienfaisance avec le téléthon, les actions humanitaires ou de solidarité, le calendrier des associations, le calendrier scolaire avec les fêtes de Noël et celles de fin d’année, le calendrier des communes …

Vous savez quoi ? Depuis plus de vingt ans que je me tape tous ces calendriers, eh bien … j’ai toujours rêvé que Sud-Ouest m’offrirait un agenda pour noter mes rendez-vous…

Enfin, bref, c’était juste histoire de parler.

Tiens, mon facteur est passé aujourd’hui.

Il venait me proposer son calendrier. Enfin celui des Postes. Des Postes qui ferment les bureaux à tour de bras dans nos petites communes. Des Postes qui nous envoient chaque mois un facteur différent.

Eh bien vous savez quoi ? C’est la première fois de ma vie que j’ai dit au facteur que je ne voulais plus afficher la Poste dans ma cuisine.

Voilà! J’ai la dent un peu dure ce soir.

Je dois sans doute être mal lunée.

petit-ongle-de-lune.jpg

1982 : un an déjà

Plus d’un an déjà que le monsieur au chapeau a pris ses fonctions dans la capitale au service de la France et de ses concitoyens.

Il lui arrive encore de venir faire un tour dans mon petit village. Mais personne n’a le temps de me prévenir car il arrive généralement incognito, sans tambours ni trompettes. Et puis, franchement, je préférais autant, car je me voyais mal, avec mon petit appareil compact, mon carnet et mon stylo, moi la modeste correspondante, arriver sur mon vélo et demander une entrevue.

Un an pour moi aussi que j’ai pris mes fonctions au service de ma petite commune et de la presse. Contrairement à certains qui rentrent aujourd’hui dans la fonction, je n’ai jamais trouvé à redire sur le maigre revenu que pouvait nous apporter cette responsabilité. Certes, cela ne correspond aucunement à un salaire. Mais depuis le début, j’ai toujours considéré ma modeste contribution comme une façon de mettre à travers mes articles mon village en valeur, et j’ai toujours aimé faire cela. Mon village et les gens. Oh ! N’allez pas croire que c’était toujours du tout cuit, du pain béni pour moi. J’ai souvent pris quelques réflexions dans les dents pour un mot de travers, ou une phrase mal interprétée. Mais dans l’ensemble je ne dois point me plaindre de l’accueil que je recevais.

Cette fin d’année 1982 avait vu dans le village se mettre en place une nouvelle association à laquelle je pris largement part. Un comité des fêtes venait de naitre. Le village était à cette époque habité de nombreux jeunes couples qui avaient envie de créer une dynamique pour le faire vivre en se retrouvant autour d’activités sympathiques.

Pour ce qui me concerne un heureux événement attendu pour le début de l’année suivante ne m’empêcha pas de m’investir en tant que secrétaire dans cette association.

Celle-ci démarrait bien ma foi. A l’époque dans les villages existait encore une solidarité, une cohésion qui donnait envie de s’engager. Un nouveau maire avait aussi su donner l’impulsion aux initiatives. La vingtaine de membres que nous étions, avait décidé de participer à la première fête des vendanges que la ville de Cognac organisait.

Je vous passe les détails de la préparation et vous laisse en lecture mon article de l’époque.



fete-des-vendanges.jpg
cliquer plusieurs fois sur l’article pour l’agrandir

Quant au cheval de François Ier, il ne fut pas étonné et sain, comme écrit dans l’article, mais étonné et ravi, c’est du moins ce que j’avais écrit, j’en ai encore le souvenir aujourd’hui



 

 


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