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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Entre midi et minuit …

 

Ligne blanche sur l’asphalte
Fil d’Ariane
Le ruban défile

Je suis le fil
Mécaniquement
Après-midi moiteur

Pleurs Sueur
Mêlées
Nuit étoilée
Fraîcheur
sur la campagne
Vénus pour compagne

Moteur

Les images repassent

Sur l’écran de mon coeur
Lasse
Sommeil intermittent
Phares Clignotants

Garder le contact

L’éveil intact

Retour vers un passé

Dépassé
Rotatives

Amours tardives
A chaque tour de roue
Je pense à nous
Il fait doux
Arrêter le temps

Ecrire le livre de ma vie
Entre midi et minuit

classé dans ” ♥quelques poèmes”
31 juillet 2008 - 8 commentaires
Classé dans : ♥ QUELQUES POEMES Tags: , , ,

Mon bled


Mon bled, sans majuscule aucune.
“Le” bled, avec une majuscule à Le.

Il avait déjà dix ans quand je suis née.

Il a pourtant suivi une partie de ma scolarité, et même mes tout débuts professionnels. Il a pris sa retraite avant moi. Cause : “obsolète” au dire de certains inspecteurs d’académie.

Obsolète ?

Pas si sûr … à lire les dernières instructions officielles [ou en passe de l’être, enfin disons plus précisément « les orientation pour l’enseignement primaire » ( car il paraît que ce ne sont encore que des propositions même si les manuels scolaires pour la rentrée prochaine sont déjà édités) ] orientations-propositions-déjà presque nouvelles instructions qui préconisent le retour aux méthodes que l’on pourrait qualifier de traditionnelles.

Vous me suivez dans ma prose ?

Hum … pas sûr ! En usant et abusant ainsi de parenthèses et de crochets je ne fais guère preuve de beaucoup de style en matière de rédaction.

Bref, tant pis pour la forme, (et pour le coup de patte aux nouvelles réformes traditionnelles ou aux inspecteurs d’académie, comme il vous plaira de lire entre les lignes.)

Sur le fond, je disais que ce compagnon de classes primaires avec lequel j’ai fait mes humanités de cours élémentaire et moyens a rejoint avant moi l’étagère de mon bureau où il se la coule douce, lui.

Fini. A la retraite. Au rebut « Le » bled.

Le Bled porté sur les fonts baptismaux de chez Hachette, n’était point l’enfant de Jeanne et de Louis, mais bien celui d’Odette et Edouard.

Instituteurs tous les deux, ils se sont rencontrés et aimés sur les bancs de l’école où ils ont fini par engendrer ce petit qui à son tour usera ses pages sur les tables de la communale et même, dans un élan d’égalité, s’usera tout pareillement sur celles de la paroissiale (ça se dit ça ?).

Avant ce fils cadet et enfant prodige, il y eut dans la vie des Bled, Annie et Jean-Paul qui, bien que moins connus, ne doivent pas être trop mécontents du succès remporté par le benjamin, ne serait-ce que financièrement parlant. Bel héritage ma foi.

Héritage qui profita également, il faut bien l’admettre à des millions de petits français qui ont usé leurs yeux sur les lignes serrées noircissant les pages jaunissantes et perdu leur latin en cherchant l’italique, tout en gâtant quelques plumes sergent-major à faire et refaire les exercices qui expliquaient comment « fendre une bûche » à tous les temps du passé et du futur et à toutes les formes de notre belle langue française, sans omettre de conseiller pour le présent de « surveiller le feu pour qu’il ne s’éteindre pas ».

Le bled, ouvrage de français et de morale à la fois, où l’on se devait de décliner à toutes les personnes de l’impératif que l’on ne devait « souffrir aucune malpropreté sur vous, sur vos vêtements, ni dans votre demeure », et aussi de “prendre la résolution d’exécuter ce que vous devez faire et exécutez de ce que vous avez résolu”, qui apprenait aussi à se méfier de l’accent du « fermier (qui) —- rentré les foins »


Le 31 août 1991, Odette Bled décède à l’âge de 85 ans. Edouard s’éteint (règle des verbes en indre p.92) à son tour, le 29 décembre 1996, à (a sans accent, à avec accent, 4ième leçon p.5) l’âge de 97 ans. Le petit Bled lui, continue (présent des verbes en ier-uer p. 85) encore sa route à soixante ans passés, après avoir été le compagnon (m devant m, b, p p. 152) de classe de millions d’élèves attentifs et appliqués ( cf règle d’accord de l’adjectif qualificatif p. 22 du bled CM-6ième-5ièm, édition 1975).

Vingt millions exactement si on (on, ont p.3) s’en réfère au nombre d’exemplaires vendus à ce (ce ou se, p.8) jour.

Mais on doit être loin du compte à présent, si l’on considère que chaque (marque le singulier, p.38) exemplaire est passé dans des dizaines de mains . (surtout hier)


Pour ma part je n’utilise plus le Bled en classe, mais j’en ai toujours un exemplaire dans mes tiroirs de bureau à l’école et à la maison.



J’ai pourtant découvert aujourd’hui-même avec surprise que la petite Molly, arrivée de Grande-Bretagne il y a quatre ans, avait dans son cartable un exemplaire du Bled qu’elle me dit trouver très instructif.



On ne trouve plus aujourd’hui dans les fascicules quelque peu relookés, de feu mais des ordinateurs à éteindre, , plus de blanquette de veau à la cantine mais des hamburgers à la cafétéria, plus de vieux murs lézardés mais des murs d’immeuble élevés …

Comme un petit coup de jeune, quoi !



et pour mon ami DEB la page 129 de l’édition 1975 afin qu’il révise sa forme interro-négative …dans la version de 1990, à la même page 129 exercices 583 et 584 le fermier ne rentre plus son blé mais le routier son camion et ce n’est plus l’enfant qui avoue sa faute mais le mécanicien qui avoue son impuissance à réparer ce moteur.
Le soleil met toujours de la joie dans les coeurs, et il est toujours amusant de se déguiser. Le renard vient toujours paraît-il rôder autour du poulailler et le boulanger pétrit toujours la pâte pendant que le vagabond mendie son pain.


Escale hier

Escale hier dans les escaliers
Des livres, des rencontres
Du soleil de l’amitié




je crois que j’ai un peu trop bidouillé ma photo ….. mais il fallait préserver les incognitos .
Si vous aimez les livres et les belles rencontres, ne ratez pas … l’escalier.
L’Escale, quant elle, c’est jusqu’à ce soir. Une chouette manifestation, vraiment !


La même en moins bidouillée. Si, si, je vous assure, la même. C’est fou ce qu’on peur faire les logiciels de traitement.

Ma rencontre avec Paul (2)


 

  • Paul Gestreau a le sourire bienveillant et se confie, simplement. Il raconte sa vie. Une vie difficile et douloureuse au cours de laquelle il a vu partir à jamais ses trois enfants et il y a peu, son épouse. Pourtant le vieil homme rayonne et son charisme est tel que les jeunes n’en finissent pas de se plaire en sa compagnie. Bruno et Pascal, deux de ses petits-fils, Stéphanie l’auxiliaire de vie qui le considère comme son grand-père et surtout Nadine, l’épouse de Dominique, le fils décédé lui aussi.

 

Tous aiment à dire de lui qu’il est « comme le bon pain, pas difficile à vivre »


C’est Nadine « qui a été sa main », comme il aime à le souligner, pour la rédaction de ses mémoires. Un petit recueil tiré à une cinquantaine d’exemplaires seulement, sur les presses de l’imprimerie « Mon étiquette » de Pons et destiné à sa famille et ses amis, réunis ce samedi de mars pour son anniversaire.

C’est cet hiver qu’il a décidé de laisser à ceux qu’il aime la trace de sa vie tellement chargée, après trois hospitalisations qui ont failli le faire passer de l’autre côté.

A l’hôpital, Nadine a commencé à enregistrer les récits sur un dictaphone.

Paul s’en est sorti. Miraculeusement, soutient-il, et ragaillardi.




Il fait à nouveau quotidiennement un peu de gymnastique et me démontre geste à l’appui, qu’il est resté souple et agile en touchant de sa jambe son bras levé à l’horizontale à la manière des danseuses de music-hall. Il ferait même le grand écart si Stéphanie ne s’y opposait gentiment. La seule chose qu’il a abandonnée en octobre dernier c’est sa voiture remplacée par un scooter qui lui permet encore de se déplacer dans les rues de Jarnac et dans les chemins de campagne qu’il affectionne particulièrement.

Un personnage véritablement, doué d’une « ouverture d’esprit et d’une curiosité naturelle » comme l’a souligné dans la préface de son livre, Thierry Grandjean, son éditeur. En effet, pour retrouver des photos, des détails utiles pour compléter ses écrits, Paul s’est initié à internet avec l’aide de Nadine.

Tous les deux, complices, proches, père et fille, amis à la fois. Le lien qui les unit est fort. Nadine, présente et qui s’active aujourd’hui aux préparatifs de la fête confirme.
Cela se sent. Cela se voit.

Une vie difficile et douloureuse


 

  • Engagé à vingt ans juste avant la guerre, Paul restera absent sept ans loin de la maison familiale. Il participera aux combats violents en Meuse et en Ardenne, dans les forts de la ligne Maginot. Les camps, les planques. Le froid. La faim. Mais « se préservant du ventre, comme il le dit, pour préserver sa tête ». C’est que Paul qui admet, « user de tout, sans abuser » a ses arguments pour rester vaillant et solide.

 

 

Il y eut ensuite la captivité en Allemagne d’où il ne reviendra qu’à vingt-sept ans.

Aujourd’hui, ce pan lointain de sa vie reste clair et précis même si Paul prétend qu’il « perd des coches, et que la route est longue et difficile ».
Les lieux, les personnes, chacun porte encore dans sa mémoire, le nom qui lui revient.

A l’image de celui à qui il ressemble tant, son discours est ponctué de paroles bienveillantes, les sages diraient « positives ». Pas de haine même s’il a « beaucoup encaissé » et s’il a désiré après bien des désillusions « tirer un trait sur toutes les religions et la politique qui ont détruit beaucoup de monde »
Celui qui tout jeune a soigné sa mère, puis récemment son épouse qu’il a vu partir tout comme, avant elle, ses trois enfants, impuissant devant le sort qui s’est acharné, insiste sur le fait que « toute sa vie il a fait de ses actes des bonnes actions, ne reculant devant rien ».

L’humaniste a souhaité inscrire dans les premières pages de son livre toute la confiance qu’il a dans l’homme intimement lié à la nature. L’arbre et le bois restent une référence qui tient à cœur de celui qui après avoir travaillé à l’exploitation familiale a travaillé ensuite à Jarnac, après maints petits boulots, à l’entreprise de bois Roger :
« Comme l’arbre a besoin de puiser ses forces dans la profondeur de la terre pour se développer et faire face aux tempêtes, l’homme a besoin de ses racines pour se tenir debout ».

Le livre de Paul se veut être les racines qui aideront ses cinq petits-enfants, ses cinq arrière-petits enfants et tous ceux à venir, à grandir et se tenir debout en se souvenant de Pépé Paul.

Le jour de la fête, aux petits-enfants heureux de recevoir le livre le grand-père a prévenu : « Il ne suffit pas de lire, il vous faudra aussi comprendre »



Je suis restée plus de deux heures avec Paul.
J’ai découvert, au hasard des pages de son livre que j’ai feuilleté, des détails d’épisodes de sa vie que je ne livrerai pas ici. Des hasards, des coïncidences troublantes que je garde secrets.
Je suis revenue chez moi en ce beau samedi qui sentait déjà le printemps, troublée, émue.
J’ai déjà dit quelque part, et je l’avoue sans honte, que bien des personnes âgées m’ennuient, et que j’ai aujourd’hui envie de me tenir éloignée de la vieillesse pour l’avoir côtoyée très jeune, trop jeune. Mais pour faire à la Brassens, je pense que le fait d’être ennuyeux, triste et vieux n’a pas forcément de rapport avec l’âge.
Car au final, les personnes âgées qui me sollicitent pour le journal, celles qui prennent plaisir à discuter avec moi, sont des gens plein de sagesse, d’intelligence au sens noble et large du mot, des gens qui ont tellement de choses à dire et que j’aime entendre, sans appréhension.


Je repars donc sur le coup des 16 heures après avoir pris un petit café en compagnie de celui que j’avais cru reconnaître en entrant…

Je fais la bise à Paul. La barbe est douce, je sens que le papi est ému aussi.

Je suis touchée par la confiance qu’il a mis à se livrer, et qu’il met en moi pour transmettre tout cela au journal.
Il m’accompagne sur le pas de la porte. Je lui promets de me rendre disponible, pile poil, dans dix ans, pour la suite de ses mémoires.

Je crois que Papi Paul viendra faire un petit tour ici. Je le salue ainsi que Nadine. Je sais que d’autres tomes sont prévus à ses mémoires. Une belle façon de faire revivre le passé dans l’avenir et de lui-même se projeter dans l’avenir grâce à son passé. Une façon pour le sage qu’il est d’avancer avec son vécu et permettre à ses petits descendants de profiter de son expérience.

Je remercie aussi, en passant, Samuel, un autre humaniste à la barbe fleurie, qui m’a donné l’opportunité de faire cette belle rencontre.




Ma rencontre avec Paul (1)

  • Il y a quelques jours une dame m’appelle pour me demander si je veux bien me déplacer pour un article au sujet de son beau-père qui fête ses quatre-vingt dix ans. Ce n’est pas mon secteur mais le collègue de CL, indisponible momentanément, lui a transmis mes coordonnées pour me confier la mission. Nous n’avons pas l’habitude de publier les banals anniversaires dans les colonnes du journal. Toutefois je prends le temps de discuter, au téléphone avec la dame, et celle-ci m’explique que le grand-père vient d’écrire ses mémoires pour les offrir le jour de son anniversaire à ses invités.

Le sujet me parait intéressant.
Nous prenons rendez-vous…
J’arrive dans la petite maison jarnacaise en tout début d’après-midi. Une dame, de mon âge à peu près, m’ouvre la porte donnant sur la rue et me fait entrer dans une pièce claire qui ouvre, de l’autre côté, sur le jardin qui dégringole loin, en pente. Le grand-père, assis dans son canapé se lève à mon arrivée.
Curieuse impression de connaître le personnage, mais je ne suis pas physionomiste. Je n’ai hélas pas la mémoire des visages.


Il est jovial, souriant. La poignée de main est franche et solide. La barbe blanche ne tarde pas à s’agiter avec vigueur au rythme de la bouche quelque peu édentée qui commence déjà à raconter, de raconter …

  • Dans les pages de Charente Libre j’ai dû limiter ma prose à 3 000 signes et dans l’article publié samedi je m’aperçois que celle-ci a encore été raccourcie. Je suis consciente des contraintes, je les connais et par la force des choses, je les admets quand l’esprit de l’article n’est pas trop dénaturé.

Mais cette rencontre, a été de celles qui sont plus qu’une banale « entrevue ».

Alors aujourd’hui, je prends plaisir à déposer ici, sur mon blog Sud-Ouest pour vous qui me lisez régulièrement, l’intégralité de ce qu’il me tenait à cœur d’écrire.


Il s’appelle Paul.
A l’occasion de ses quatre-vingt-dix ans, il a consigné ses mémoires dans un ouvrage « Pardonné mais pas oublié »
Dans sa jeunesse, il a été éclaireur réunioniste à Jarnac et a participé en 36 à un camp scout avec Baden-Powell. Issu d’une famille fort pratiquante et lui-même très engagé à cette époque, il devint par la suite conseiller presbytéral pour la communauté protestante de Segonzac.



Toute ressemblance avec une personne ayant existé ne serait que pure coïncidence

la suite demain … et belle journée de Pâques à vous.

Survivre avec les loups

Survivre avec les loups revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec un remake qui pourrait s’appeler « Haro sur le baudet » (Angoustrine appréciera)
Je n’ai pas vu le film à sa sortie. Honte à moi. J’aurais dû sans doute.

J’ai « préféré » voir « La jeune femme et les loups » avec Laetitia Casta.

« préféré » n’est pas le mot. Ce fut un choix par défaut, un soir que l’envie m’a prise de me faire une petite sortie ciné. C’était ça ou Astérix …
J’en suis ressortie avec quelques belles images en tête, oui. Mais sans plus.
Je suis sans doute bizarre. Trop vite blasée peut-être. Je ne sais pas.

En tout cas, je me considère surtout très prudente par rapport à tous les battages médiatiques. Et je regarde toujours les films qui reçoivent trop d’applaudissements dès le départ avec un œil deux fois plus critique. Déjà qu’à l’origine, je le suis, très critique !

La faute à une prof de philo qui mettait toujours l’accent sur la nécessité de douter. C’était qui déjà ? Descartes ? Platon ? J’ai un peu oublié tout ça, mais je dois dire que je suis restée dans cette lignée de sceptiques. Ça m’agace un peu parfois. Je dirais même que ça finit aussi par me pourrir la vie (sceptique, septique, j’ai d’ailleurs toujours du mal à savoir quelle est la bonne orthographe). A trop réfléchir on finit par ne plus pouvoir avancer.
Je m’égare là.
Donc, je n’ai pas vu « Survivre avec les loups ». D’autant moins que j’ai l’impression que tous ces films profitent d’un marché porteur avec comme toile de fond les rapports hommes-animaux traités à mon goût à la va-vite et surtout avec le soupçon d’un mercantilisme qui m’agace.
Aujourd’hui j’ai aperçu le bouquin en vitrine de la maison de la presse. Je ne sais pas s’il aura autant de lecteurs que le film a eu de spectateurs. La maison d’édition XO doit réaliser qu’elle marche sur une corde raide. XO … comme un cognac de qualité… à boire toutefois avec modération ;)

Ce qui m’agace le plus aujourd’hui c’est de voir comment, soudainement, on crie « Haro sur le baudet », Misha Defonseca de son pseudo en l’occurence.

Mythomane. Affabulatrice.
Ben oui, mythomane, peut-être.
Affabulatrice. Même racine que « fable », du latin « fabulare » je crois : inventer si mes souvenirs sont bons.
La Fontaine, fabuliste. Misha Defonseca, affabulatrice …

Les histoires, les belles histoires, celles qui ont fait rêver et font encore rêver ne sont-elles pas le fruit de l’imagination, de la capacité à rêver et de la générosité à vouloir faire rêver ? Oh, j’en conviens. Les écrivains ne sont pas uniquement portés par des intentions aussi altruistes … il faut bien manger aussi. Et la vieille dame a su mettre à profit son imagination pour en tirer un sacré profit.

Eh alors ? Le mal est-il si grand ? Tellement d’autres personnes cherchent à tirer de profit de manière bien plus vile.

Tout cela, en tout cas, à mon idée, n’enlève rien au talent de l’écrivain et de sa plume. La preuve en est que son histoire a su retenir l’attention de Vera Belmont, elle-même, je crois enfant de la Shoah qui a su mettre, à son tour, sur cette histoire de belles images et faire naître des émotions à travers le jeu d’une petite actrice que l’on dit talentueuse.

 

Voilà donc aujourd’hui Misha, dont je n’ai pas retenu le vrai prénom, aux prises avec d’autres loups qui hurlent avec les loups.
J’ai toujours essayé de prendre du recul avec toute chose.
Rester réfléchie et circonspecte. Sceptique quoi. Ceux qui aujourd’hui s’offusquent et qui sont sans doute les mêmes que ceux qui applaudissaient très fort me font sourire. Belle leçon que cette imposture ! Belle leçon pour ceux qui hurlent trop vite et toujours avec les loups.

Et figurez-vous qu’aujourd’hui, eh bien, j’ai envie d’aller le voir le film.

Les loups sont des animaux d’une grande sagesse, des animaux que j’aime. Mais je préfère les admirer en silence plutôt que de hurler avec la meute.

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