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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

L’annuaire des maires

Ils sont tous là …
Enfin !

Pour notre plus grand bonheur nous les correspondants qui nous sommes faits chasseurs de têtes pendant quinze jours.

Charente Libre avait pris les devants en publiant le supplément dès hier. Ce matin, Sud-Ouest à son tour nous étale les 404 trombines des maires de Charente dans un supplément de 24 pages.

Il leur a fallu avoir la tête solide pour arriver jusque là.

Un coup sur les rotatives de CL, et un autre sur celle de SO. Moi, la migraineuse, j’en ai eu cette nuit encore des cauchemars en les imaginant toutes ces têtes à tourner à la vitesse grand V dans la salle des machines du paquebot du quai de Brazza transformé pour l’occasion en salle de torture pour tous les premiers magistrats du Sud-Ouest.

Tous pour le même tarif : soit 0,85 euros.

Ce matin, donc, tous ces maires et mairesses courageux qui se sont dévoués à la cause commune, portés sur l’autel de la politique et de la citoyenneté par des centaines de petits papiers glissés dans l’urne, vont à leur tour se glisser par la fente de milliers de boîtes à lettres pour débarquer chez vous entre la tartine de beurre et le bol de café du petit déjeuner ou entre la poire et le fromage du déjeuner de midi.

Ou bien, s’ils n’ont pas le privilège d’être vendus en kiosque, maison de presse et autre tabac, ils vont se retrouver ballottés, brinqueballés, dans le caddie de la ménagère qui les trimballera entre les paquets de couches du petit dernier et la boîte de poisson pané surgelé.

Ils auront six ans pour se remettre d’avoir été ainsi malmenés par les canards locaux. Mais, qu’ils sachent que sur ce coup, petites mains et grandes têtes pensantes de la PQR ont fait une sacrée chaîne pour qu’ils arrivent ainsi chez leurs chers administrés.

Qu’ils sachent que cela n’a pas été une mince affaire que de caser tout le monde au bon endroit, avec la photo adéquate et le renseignement qui convient. Reste à espérer qu’il n’y aura pas trop de fausses notes (on dit couacs dans le langage canard ? ) et que les têtes ne prendront pas la mouche pour un minime détail erroné ou oublié.

Qu’elles soient bien conscientes ces chères têtes (pas forcément toutes blondes) de tout le travail qui s’est mis en place en coulisses pour en arriver ce matin à ce supplément.

Mails, coups de fil, rectificatifs et précisions à la rédaction pour un article égaré ou incomplet, une photo restée en rade dans les labyrinthes webomatiques, emmêlés, l’un ou l’autre, ou pire, l’une et l’autre, dans les mailles vicieuses et tortueuses de la toile, ou encore dirigés sur une adresse inadéquate par les fils parfois distendus du protocole ftp de notre cher picta qui ne demande qu’à devenir meilleur.

Car pour ce picta là, plus aquitain que picto-charentais, il ne fallait pas se tromper de tiroir pour mettre les bobines. On nous avait bien prévenus : “Pour les bobines, cliquez sur le bouton spécial !”

Moi, précautionneuse, je n’avais qu’une peur c’était de me faire épingler pour quelques bobines mal ficelées.

Toutefois je ne mis pas longtemps à comprendre que dans les agences, standartistes, secrétaires et journalistes ramaient autant que nous.

Tous dans la même galère ! Ramages par ci, plantages par là, SOS à droite, SOS à gauche … on a évité de justesse les fusées de détresse, mais il paraît que dans les rédactions on n’était pas loin des coups de pagaie qui se perdent …

(Et n’oublions pas, n’oubliez pas, amis du Sud-Ouest et de la France entière qu’en Charente la pagaie ça nous connaît, surtout du côté de Jarnac - Immense bravo en passant à Cédric Forgit et Martin Braud qui eux, avaient leur têtes hier matin dans tous les canards de France et de Navarre- cocorico- à ces deux pagayeurs de talent qui vont ramer en Chine et rapporter les médailles qu’ils méritent)

Allez, si ce matin, tout baigne pour nos élus alignés dans le trombinoscope même si eux ne sont pas sélectionnés pour Pékin, tant mieux !

Nous voilà maintenant, petits correspondants tranquilles pour six ans.

Quant à eux, nos élus, ils ont aussi six ans pour se faire à l’idée qu’être homme ou femme public n’est pas de tout repos, de cela j’en reste persuadée et je salue leur courage, autant que je respecte leur mission.


Tiens, j’y pense ! Pendant que vous, lecteurs, électeurs et élus, vous allez vous payer quelques têtes moi je vais me plonger, pour changer et me donner un avant goût de vacances ….

…….dans l’annuaire … des mers.


 

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Premières élections à Fleurac

Cela fait quelque temps que je n’ai pas repris le fil de mon “journal d’une correspondante” dans lequel je me plaisais à faire quelques retours en arrière pour évoquer ma mission de correspondant. Aujourd’hui, l’envie me prend de faire un retour très très en arrière. A l’époque où les sans-culottes battaient le pavé, et où les femmes commençaient à s’émanciper.

Allez, il fait un temps de chien dehors, je me laisse aller à imaginer … que peut-être dans les rangs des Fleuracaises, une adepte de la brillante Marie-Olympe de Gouges , aurait pu à l’époque être à ma place la correspondante d’un journal, Sud-Ouest en l’occurence, si celui-ci eût existé, puisque Marie Gouze de son vrai nom, était alors originaire de Montauban.

Je vous livre son papier.

 

En vertu du décret de l’Assemblée Nationale proclamée le 17 juin 1789 établissant que les départements tout juste créés se divisent en districts, cantons et communes, Fleurac passe du statut d’enclave à celui de commune à part entière.
Le 2 février 1790, Pierre Michaud, syndic de l’enclave de Fleurac, a donc convoqué les électeurs de la communauté pour les informer de la teneur du décret de l’Assemblée Nationale et de ses instructions, et procéder à l’élection de leurs représentants, soit : trois officiers municipaux, un maire, un procureur et six notables.
Dans un premier temps il a été procédé à l’élection d’un président et d’un secrétaire de l’assemblée.
Sont élus : Pierre Daniaud, secrétaire
Rémon Geoffroi : président

Après leur prestation de serment, les élections commencent.

Sont élus officiers municipaux :
Jacques Deniaud avec 40 voix

Jean Gontier avec 37 voix

Pierre Gouillard avec 36 voix


Election du maire

Pierre Michaud avec 60 voix
Election du procureur
Pierre Germain avec 40 voix
Elections des notables : Alexandre Daniaud avec 25 voix,
Antoine Menard avec 24 voix, Jean Barbaud avec 22 voix, Rémon Geoffroi avec 21 voix, Pierre Daniaud avec 20 voix et Jean Dupui avec 19 voix.
Les élections terminées, le maire rappelle aux nouveaux élus les modalités du renouvellement de leur mandat et dissout l’assemblée.
Le premier Conseil Municipal de Fleurac est en place.
Le 3 février 1790, à deux heures de l’après-midi, l’assemblée se réunit à nouveau pour assister au serment du maire et du conseil municipal, qui, tous ensemble, jurent de maintenir de tous leurs pouvoirs la constitution du royaume, d’être fidèles à la nation, à la loi et au roi.

Le nombre d’électeurs de l’époque n’est pas précisé. Pas plus que les modalités particulières et le déroulement de la séance.

Soit la correspondante a fait un peu trop succinct, soit la rédaction a tronçonné l’article faute de place en une période sans aucun doute chargée en actualité. :)

Il est toutefois amusant de noter que les candidats de la semaine passée faisaient un score allant de 73 à 38 voix .

Il reste encore deux postes à pourvoir. Espérons que les deux derniers postulants feront mieux que Jean Dupui avec ses 19 voix.

voir tous les articles entrant dans la catégorie “Journal d’une correspondante de campagne”-cliquer ici-


Prise de têtes

Ouf ! Ça y est !
Oui, ça y est. J’ai bouclé. Bouclé mon tour des listes de candidats aux élections municipales. Ce matin dernière en lice dans mon petit village. Hier la liste concurrente. Allez, hop ! J’envoie tout ce soir. Tous dans le même panier.
Ah ils étaient inspirés les candidats du week-end ! Ils ont tous voulu une photo au bord de l’eau. Au bord de l’eau …
Hier matin devant la fontaine, hier après-midi devant le lavoir et ce matin sur le pont.
J’espère pour eux que ça ne sera pas de mauvaise augure. « Prendre l’eau », « tomber à l’eau », « aller à vau-l’eau », « couler à pic » que sais-je encore ?

Je vais donc avoir toute la semaine pour me remettre de toutes ces allées et venues sur les chemins de campagne. Je vais prendre le temps maintenant de préparer pour Sud-Ouest les envois pour l’annuaire des maires. Elles sont toutes dans la boîte, ou presque. Les têtes de liste, les “susceptibles” d’être élues. Impression rigolote d’être une chasseuse de têtes.

Je dis presque toutes parce qu’hier après-midi, devant le lavoir, j’ai assisté à une prise de décision un peu compliquée. Une prise de tête quoi ! Personne ne voulait se « jeter à l’eau », personne pour prendre officiellement la tête de liste. Pour piquer une tête quoi !
” Rien n’est décidé” ” On verra en fonction des votes” … mais malgré tout, j’ai comme senti (enfin, juste une impression, une intuition ) que le linge sale n’allait pas tarder à se laver en famille.
L’impression même que j’avais dû mettre un peu d’huile sur le feu avec ma question pressante. J’y suis allée de mes airs innocents : « Comment cela pas de tête de liste ? » « Je peux faire un portrait de tous les candidats alors ? »
J’ai fait quelque peu porter le chapeau à mon canard. “Vous comprenez ça serait bien si l’on pouvait mettre en réserve …. pour faire dès le lundi ….”
Ah oui, franchement, en grimpant la côte pour remonter chez moi sur mon petit vélo, j’avais le sourire au cœur. Je les ai tous doublés, ils montaient à pied pour rejoindre leur voiture stationnée un peu plus haut. Tous en voiture climatisée, chauffée, aseptisée.
Moi sur mon vélo, qu’est-ce que je l’aime l’air de la campagne. Vivre le nez au vent, la plume au vent comme les volatiles que j’ai pris en photo en revenant de mon reportage. Onze ils étaient dans ce pré le long de la rivière. Onze … comme les onze candidats que je venais de quitter. (J’espère d’ailleurs que je ne me suis pas trompée en envoyant la photo au journal … )

Bon, je vais donc attendre maintenant tranquillement dimanche.
Dimanche !
La collecte des résultats !
Et croyez-moi ça promet !
Toutes “mes” communes font moins de 2 500 habitants, ce qui signifie que tous les votants pourront panacher mais aussi, rayer des candidats et rajouter des noms de personnes « lambda ». *
Une collègue me racontait l’autre soir, qu’aux dernières élections, dans sa commune on avait voté avec l’annuaire, histoire de boycotter les listes.

Vous les citadins, vous ne pouvez pas imaginer ce que peut-être le dépouillement dans les petits villages.
Par curiosité allez donc faire un tour dimanche prochain dans le bureau de vote d’une petite commune. Ça vaut parfois son pesant d’or.
Alors quand je dis que la collecte ça promet, oui, pour le sûr, ça promet. Ambiance dans les bureaux de vote sans aucun doute et pour moi … une belle veillée en perspective auprès du téléphone pour guetter jusqu’à pas d’heure les appels des dernières communes.
Ce qui me console c’est que nous serons nombreux, nous les petits correspondants à veiller ainsi, dans la solitude de nos petites campagnes.

Allez, bonne semaine à vous tous qui ne manquez pas d’ouvrir mes petits volets, que vous soyez candidats, correspondants ou simples électeurs.


Le bonheur est dans le pré …

* des infos intéressantes à ce sujet sur le blog spécial élections ouvert par Sud-Ouest : http://elections.blogsudouest.com


post rédigé le 2 mars soit quelques jours avant le premier tour des élections municipales

http://solange16.blogsudouest.com/2008/03/16/fleurac-a-l%e2%80%99heure-de-ses-premieres-elections/

Le tour de France des maires.

Cérémonies municipales des vœux. La dernière. Ouf !

Cette fois, c’était galette et crémant. Je n’ai ni bu, ni mangé. J’ai toujours trop à faire et à noter dans ces moments-là. Mon carnet, mon stylo, mon appareil photo suffisent à m’encombrer.

Quelque peu désabusée après la première réunion sur une commune voisine de la mienne, je ne peux m’empêcher de vous faire part de mes observations. Oh, pas des constats de pro. Non, non. Juste quelques remarques, comme ça. Pour dire que dans mon tout petit tour des maires, j’ai découvert, même si je les connaissais déjà un peu, quatre maires très différents.

Je ne parlerai pas d’un point de vue politique. Dans les petites campagnes, les listes, même si elles ne sont pas tout à fait apolitiques, prennent des teintes très nuancées. On retrouve souvent au sein d’une équipe postulant sur la même liste, des gens de tendances diversifiées.

Je vais juste, esquisser en quelques lignes et en filigrane, quelques traits de « mes » quatre maires, à travers ce que j’ai cru observer lors de leur cérémonie, (ou non-cérémonie).

Chez le premier véritablement j’ai vu transparaître une lassitude. Une démotivation totale. Se contentant de faire le bilan des années écoulées, ce maire aux accents habituellement fougueux et énergiques, qui a fait sur sa commune des réalisations dignes d’intérêt lors de son précédent mandat, s’est refusé à toute promesse, et n’a pas souhaité mettre de projets sur la table.

Impression bizarre quand je suis sortie qui m’a fait écrire un premier article ici sur le sujet.

Quelques jours plus tard, ma deuxième « sortie municipale ».

Cette fois-ci, je rencontre un maire tout sourire. Chaleureux, convivial. Il venait de mettre à l’honneur le centenaire de la commune.

Il en a profité pour redire qu’il repartait « pour animer son conseil municipal et mettre de la vie dans sa commune » selon ses propres mots. A noter, que ce maire, dont l’équipe municipale est constituée à part presque égale de conseillers issus de deux listes différentes au précédent mandat, repart avec presque tous sur la même liste d’union.

Je suis ressortie, vous imaginez bien, avec une impression toute autre en découvrant qu’un maire pouvait aussi être un homme heureux. Celui-ci se tenait alors sur le pas de la porte de la petite salle des fêtes et tout le monde repartait avec son sourire en prime. C’est le même qui la veille de Noël, en tête du cortège des enfants, criait « Père Noël, père Noël ».

Troisième réunion. Très différente encore. Un maire qui à priori avait décidé de ne pas repartir après déjà deux mandats et l’impression du devoir accompli. Un homme de valeur, impliqué, généreux, intelligent qui a toujours œuvré pour le bien de la commune, s’en définissant à juste titre, comme le serviteur.

Entouré ce matin-là, de la députée, du conseiller général du canton, du président de la CdC, l’édile était littéralement porté sur l’autel de la mandature par toutes les instances politiques locales pourtant pas vraiment de la même tendance politique. Un mouvement de solidarité et de confiance, de respect aussi, partagé par ses concitoyens très nombreux à la cérémonie.

J’ai donc vu ce matin-là, un maire posé, réfléchi et conscient de son engagement qui finalement acceptait de se présenter une nouvelle fois aux suffrages en toute conscience et avec l’envie de s’impliquer toujours autant si ceux-ci lui étaient favorables.

Mon quatrième maire ?

Il finit son mandat comme il le vécut. C’est à dire, dans le silence le plus absolu. J’ai même envie de dire, l’indifférence teintée d’irrespect pour la population. Pas une cérémonie de vœux de tout son mandat, encore moins cette année pour le dernier. Pas de décision dévoilée publiquement. Pas de mot de remerciement ou d’adieu. Rien.

Impossible de confondre ces quatre maires, très différents. Nous sommes pourtant bien sur le même secteur géographique avec des causes et des intérêts semblables, mais il est vrai aussi, avec, pour chaque commune une population légèrement différente économiquement et socialement, ce qui sans doute définit des identités communales qui donnent peut-être au maire son caractère, exacerbant ses qualités et ses défauts. Allez savoir.

Le maire à l’image de sa commune ? la commune à l’image de son maire ? On a le maire que l’on mérite ? la commune que l’on mérite ?

Conclusion : il existe sans doute autant de maires différents qu’il y a de communes, soit 404 pour la Charente et 36 782 pour la France.

J’ai fait le calcul. En restant un peu plus de 16 jours et demi dans chaque commune de France pendant les six prochaines années il est possible de tester tous les maires de France, y compris ceux des DOM-TOM.

C’est pas une bonne idée ça ?

Allez, si Sud-Ouest met la main au portefeuille, je veux bien tenter le voyage. Promis, je vous tiendrai régulièrement au courant de la situation ici-même.

à voir aussi sur le blog des photos des correspondants


Sale temps pour les élections

 

 

Une fois n’est pas coutume.
Je vous donne en avant-première un aperçu du papier que je viens de rédiger.
Hier soir première « cérémonie des vœux, pré-électorale » sur mon secteur.
Je reste dans le fil de mon sentiment de la première heure.

Une lassitude, un manque de motivation des maires et des équipes comme jamais je n’avais connu depuis que je pratique un peu l’exercice.
Je ne cite, volontairement, ni le village, ni les noms mais vous livre l’article. La rédaction ne m’en voudra pas j’espère de prendre ici de l’avance sur l’édition papier.

Une équipe municipale sur le départ et en même temps sur les starting-blocks qui se contente de faire le tour des réalisations des sept années écoulées sans afficher de réels projets pour les années à venir. Sollicité par quelques personnes dans l’assemblée, le maire *** a même ironisé quelque peu en disant qu’il pourrait effectivement ” faire plein de promesses mais que telle n’était pas son intention si celles-ci ne devaient pas être tenues “.

Il a tout juste évoqué en sourdine le projet mené tambour battant à l’époque et qui avait dû être abandonné, dans la douleur, après avoir fait couler beaucoup d’encre, celui du multi service rural, toutefois toujours dans les cartons comme il tient à le préciser. Pourtant en cette veille de scrutin la fougue des débuts est bien loin. ” Se fera-t-il ? ne se fera-t-il pas ? sur la place ou ailleurs ? “

Les personnes présentes ont pu constater que l’équipe se contentait de miser sur la confiance et la reconnaissance du travail réalisé depuis sept ans pour appeler à elle les suffrages.

” Un mandat difficile,comme l’a fait remarquer l’édile, où il a d’abord fallu faire face au remplacement du personnel technique et d’entretien, et mener à bien des projets qui n’ont pas eu spontanément l’approbation de tous les concitoyens : en particulier l’aménagement du bourg puis le déplacement récent du monument aux morts. Des réalisations pourtant nécessaires tant pour la sécurité que pour donner de l’allure au bourg “.

Le maire tenait toutefois à rappeler que ” la gestion serrée avait été efficace “, permettant ” sans augmentation d’impôts ” un entretien régulier de la voirie sur tous les secteurs de la commune, une mise aux normes des bâtiments et des installations municipales ainsi que des améliorations et investissements divers indispensables à la bonne marche d’une commune qui se développe avec l’implantation de plusieurs lotissements. Il tenait à faire remarquer que la population, encore en hausse depuis le dernier recensement avec les nouveaux arrivants dans les lotissements, devait avoisiner aujourd’hui les six cent vingt habitants.

***, son prédécesseur s’est fait quant à lui plus incisif. …

Après avoir dit son émotion d’avoir quitté la vie politique locale depuis sept ans déjà, après huit mandats successifs, il n’a pu s’empêcher d’appeler les personnes présentes à accorder leur confiance à l’équipe en place.

Une équipe qui pour l’instant ne fait pas le plein et ***, qui ” après réflexion, sollicite une dernière fois, un dernier mandat “ a profité de cette soirée ” pour solliciter les vocations ” afin de compléter une liste où sept postes sont encore à confirmer ou à déterminer.

Voilà, cela juste pour donner ici, le ton de la campagne électorale dans les petites communes. Pas de motivation, peu de projets. Pas de grands discours rassembleurs et déterminants comme on a pu en connaître par le passé.

Bien des explications sans doute à cela que les spécialistes sauront donner mieux que moi. Le climat politique français dans son ensemble n’est sûrement pas étranger à cette désaffection de la vie locale. Climat économique aussi. Climat social.

En matière de politique, ce n’est pas à un réchauffement que nous assistons, mais à un refroidissement qui n’est guère, à n’en pas douter, de bonne augure pour le tissu local et la société dans son ensemble.


12 janvier 2008 - 3 commentaires
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