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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Je remonte en selle

Dans ma rue les marronniers roussissent déjà. Voilà plusieurs jours que le cantonnier a remis l’infernale soufflette à feuilles en marche.
Infernale, c’est bien le mot. Une moulinette de supermarché qui fait un bruit horrible et est à peu près aussi efficace que mon sèche-cheveux.
Mais le cantonnier est gentil. Pour éviter de me casser
les oreilles pendant toute la matinée il use encore du bon vieux balai pour rassembler en silence le maximum de feuilles avant de mettre les gaz. Il faut dire que l’an dernier, mes nerfs mis à rude épreuve par cette horrible machine qui m’avait hérissé le poil toute une belle matinée d’août où je pouvais encore profiter des petits déjeuners en terrasse, j’avais pris ma plus belle voix de soprano pour aller prédire à ce jeune homme que lui-même finirait par devenir sourd avec cet engin et qu’il risquait l’accident vu qu’il n’entendait pas arriver les véhicules et que son chantier n’était même pas signalé.
Bref, tout ça pour dire, que les marronniers sont de saison et que pour remettre le pied à l’étrier c’est un marronnier qui m’attend le week-end prochain.
Concours de chevaux de trait au village voisin. Concours traditionnel et d’envergure départementale cette année après avoir été régional l’an passé.
Tiens! Si la route ne fait pas peur à notre baudet catalan, il sera le bienvenu sur le pré. Pas pour le concours d’élégance, les baudets n’y ont pas leur place, mais tous les équidés sont admis au festival off.


Cette fois, donc, ça y est. L’été est fini. Les vacances aussi. Je remonte en selle pour de bon. J’ai aussi un petit papier à faire pour le vélo-club d’un autre village et encore un pour les petits vieux de maison de retraite.

Oui, les amis, correspondante de presse c’est du sport !

Je viens d’envoyer par mail le papier de présentation et pour vous donner un avant-goût je vous joins le compte rendu de l’an passé.
Marronnier je vous dis …

 

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C’est aujourd’hui l’été

Le spectacle est le même cette nuit. Tout est calme et doux. L’éclat de l’astre argenté fait se découper les silhouettes des marronniers sur la toile céleste qui a pris ce soir sa teinte bleu-nuit et se laisse caresser par quelques traines de nuages effilochés.

Un oiseau de nuit jette une plainte, un autre laisse glisser dans l’air un chuintement ponctué de quelques soubressauts plus sonores.

Quelques grillons rythment les secondes, cachés dans l’herbe encore tiède, et surtout, depuis les vignes voisines, les oedicnèmes que j’aime tant lancent encore à cette heure avancée de la nuit, leurs appels flûtés qui se répondent inlassablement.

C’est aujourd’hui l’été.

classé dans ” ♥quelques poèmes”
20 juin 2008 - 5 commentaires
Classé dans : ♥ QUELQUES POEMES Tags: , , ,

Il y a marronniers et marronniers …


Ah, je cherchais depuis pas mal de temps le nom que l’on donnait à ces articles qui se répètent d’une année sur l’autre. J.Babar déjà m’avait bien soumis le terme et aujourd’hui c’est Phoenix qui confirme. Il s’agit bien de « marronniers ».

Eh ! pas mal, pour moi qui habite … devinez où ? … rue des marronniers.

Il faut bien dire que nous, petits correspondants, nous sommes la plupart du temps sollicités pour des manifestations dont le calendrier ne varie guère d’une année à l’autre. Parfois, vous savez quoi ? J’aurais même envie de faire des copier-coller de mon document word de l’année précédente.

Aïe ! Je sens que je vais me faire tirer les oreilles si on me lit dans les hautes sphères du journal.

Allez, les petits collègues correspondants, soyez honnêtes.
Qui de vous n’a jamais ouvert ses archives perso pour y trouver le petit déclic, le petit renseignement supplémentaire qui vous a échappé précisément cette année sur l’article ? Le nom du secrétaire ou du trésorier adjoint, celui de la petite dame tout en haut à gauche de votre photo qui était exactement au même endroit sur la photo de l’an passé ? Et pourquoi pas aussi la petite phrase sympa qui résumait si bien l’ambiance, la même que cette année ?

Pour l’instant, après la cohue des Pères Noël et avant l’heure des Assemblées générales de tout bord, c’est un peu la trève des confiseurs pour nous. Et tant mieux. On peut souffler un peu maintenant que toutes les feuilles des marronniers sont tombées.

En attendant aussi … de voir nos binettes à nous, à notre tour, illustrer notre papier de fêtes.

Ça c’est une initiative sympa qui nous change des marronniers. Je plaisantais il y a peu à propos d’un éventuel calendrier des correspondants mais j’admets que le Noël des correspondants est tout autant agréable. Même s’il faut parfois galérer pour trouver quelque chose qui colle au sujet proposé. Un papier qui ne soit pas non plus le même que votre collègue de la commune d’à côté.

Ah, pour sûr, l’article de fin d’année, ça nous change des marronniers.

Allez, en attendant de voir ma tête et celle de mes copains et copines gentiment mis en boîte par nos photographes de presse préférés, je vous souhaite de bonnes fêtes à tous.

N’oubliez pas de vous embrasser … sous le gui.



Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Un marronnier en journalisme est un article d’information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Tout comme le marronnier (l’arbre[1]) qui invariablement, tous les ans, produit ses fruits, le marronnier journalistique reproduit les même sujets avec plus ou moins d’originalité. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres. Son équivalent anglophone est l’expression evergreen.
La qualité première du marronnier est qu’il n’est jamais rédigé dans l’urgence, puisque sa parution est programmée… d’une année sur l’autre. Dans ce cas de figure, on place souvent, à la télévision, des images d’archives, histoire de faire une « frise chronologique ».

Le marronnier a cette particularité de gêner plus le journaliste que le lecteur : le premier doit transformer ce qu’il ressent souvent comme une corvée en un papier comportant une accroche ou un angle d’attaque nouveaux et intéressants, tandis que le second serait frustré, à juste titre, de ne pas voir les repères du cycle annuel (les fêtes, par exemple) ou les efforts d’organisation d’un événement par une association ou un comité. Cela est particulièrement notable dans la presse quotidienne régionale.

Quelques exemples de marronniers

  • L’heure d’été et l’heure d’hiver.
  • Journée de solidarité envers les personnes âgées
  • L’estivage et, bien sûr, le retour des bêtes dans la vallée.
  • La rentrée scolaire et le poids des cartables.
  • La rentrée littéraire.
  • Les fêtes, comme les courses de Noël, Saint-Valentin, Nouvel An chinois, la Toussaint, Halloween, les œufs de Pâques, ou la préparation du ramaḍān, les crêpes à la chandeleur, entre autres multiples exemples.
  • La neige, le froid et le verglas en hiver.
  • Le soleil en été et le réchauffement climatique pendant la canicule.
  • Les sans-abris qui meurent de froid en hiver et ceux qui meurent de chaud en été.
  • Les embouteillages sur la route des vacances.
  • Les gens qui postent leur déclaration de revenus au dernier moment.
  • Le baccalauréat en France en juin et juillet.
  • La fête des mères/pères/grand-mères.
  • Les festivals de cinéma de Cannes, de Fribourg, de Bruxelles, d’Avoriaz, de Toronto etc.
  • De même pour la musique, avec le Festival des Vieilles Charrues, le Festival de Jazz de Montreux, les Eurockéennes de Belfort, le Paléo, le Dour Festival ou encore le festival de musique classique de Verbier et ses fameuses Master Classes.
  • Le dopage (à l’occasion de n’importe quelle compétition sportive).
  • L’ouverture de la chasse ou le concours de pêche local.
  • Les vendanges, le beaujolais nouveau.
  • Les défilés de haute couture.
  • Les soldes en janvier et fin juin/début juillet.
  • Les augmentations de prix à la rentrée.
  • Les régimes minceur à l’approche des beaux jours.
  • Les horoscopes de l’année, du printemps, de l’été et de la rentrée.
  • À qui appartient Paris ?

Certains sujets, sans être réellement saisonniers, peuvent être « resservis » chaque année pour améliorer le tirage en période d’actualité creuse :

  • L’influence des francs-maçons.
  • Le vrai salaire des cadres.
  • La sexualité des Français.
  • Le sexe fait-il vendre ?
  • Les « tribus » : bobos, gothiques, new-ages, sportifs, cadres dynamiques, etc., assortis de tests du type « Et vous, de quelle tribu faites-vous partie ? ».
  • Les modes passagères, agrémentées de renseignements, parfois assez rares, sur celles-ci : les piercing, les jeans, les survêtements.
  • La hausse ou la baisse de l’immobilier dans les régions et les grandes villes.

Enfin, il y a les « incontournables » :

  • Les élections, locales, régionales ou nationales.
  • Les votations de toute nature.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Marronnier_%28journalisme%29



Y’a plus d’saison

photo prise ce matin-même 15 septembre 2007
 

Je pestais l’autre jour contre l’infernale soufflette à feuilles, pas poétique pour deux sous et tout compte fait, bien moins efficace qu’un grand râteau, plus écologique et plus silencieux. L’automne avait l’air déjà bien avancé. Pourtant ce matin quelle n’est pas ma surprise de découvrir à côté de quelques marrons encore bien accrochés, des feuilles vert tendre tout juste sorties du bourgeon et surtout de belles fleurs blanches dans lesquelles les abeilles et les bourdons s’en donnent à cœur joie.
Yvette, bientôt quatre-vingts ans, n’a jamais vu une chose pareille. Ma pauvre dame ! Y’a plus de saison ! Sauf pour la poésie qui elle, est de toutes les saisons :
« Automne, toujours tu nous étonnes
Deux saisons sur la même branche
Pour donner à nos cœurs monotones
Plein d’espoir et de dimanches ».


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