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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Amb/☺/ Le poids des mots

Des mots partout … des mots qui s’empilent et prennent de la place. Des mots qui ne servent à rien. Ce n’est pas la première fois que j’écris cela.

 

Ce matin dans un élan de ras-le-bol mêlé de lassitude j’ai tout mouliné. J’ai fait de mes mots de longues guirlandes de papier. Certains devaient être parfaitement indigestes car le broyeur avait du mal par moments. Il patinait, renâclait, se coinçait.

Des milliers de petites languettes attendent maintenant dans un grand sac jaune, de partir à la poubelle.

Des milliers et des milliers de mots.

Des centaines d’heures passées au clavier d’un PC après avoir griffonné au crayon de papier des lignes et des lignes sur mon petit carnet de croquis de plume. Je me revois, le crayon à la bouche, les yeux dans le grand vide de l’imaginaire qui se remplit petit à petit, d’images, de ressentis pour enfin prendre vie sur le papier. Je me revois des soirées entières, des nuits même, de grandes nuits d’insomnie à écrire, les yeux rivés cette fois sur l’écran, les doigts pianotant sur les touches comme sur les touches d’un piano muet à composer, écrire des partitions. De celles que l’on appelle manuscrits, ou tapuscrits.

Quand ils vont soulever le sac jaune destiné au tri sélectif, les éboueurs trouveront qu’il ne pèse pas bien lourd le sac rempli de mots.

Le poids des mots …

Les miens n’ont jamais pesé bien lourd.  

Mes mots vont être recyclés. Lavés. Effacés.

Qui sait ? Peut-être leur esprit imprégnera-t-il quelque temps le papier recyclé  donnant à d’autres que moi l’inspiration pour écrire d’autres mots. L’esprit des mots …

Je leur souhaite alors une très bonne seconde vie. Une vie pleine de promesses. Une vie de mots qui prendront enfin leur envol. Une vie de mot réussis. Une vie de mots, sans les maux.


Il y a pourtant plus de probabilité qu’ils se retrouvent, mes mots, comprimés en rouleaux de papier, vous savez ceux que l’on trouve au-dessus des éviers de la cuisine, ou encore, suspendus dans un drôle de petit dérouleur au mur de la plus petite pièce de la maison.


Drôle de vie que celles des mots.

 

 

L’écriture se fait la malle

Quand l’écriture devient galère laissons aux mots prendre la place …autrement dit, laissons les petits salons remplacer les pages de littérature.
On a beau aimer écrire, on a beau s’éclater dans l’écriture, se faire du bien avec l’écriture, arrive un moment où l’on dit STOP.
Le soleil sans doute qui vous attire irrémédiablement dans la chaise de jardin ou la balancelle, les oiseaux qui vous font signe, le parfum des vagues qui arrive jusqu’à vous même à soixante-dix kilomètres à l’intérieur des terres pour vous inciter à venir vous enivrer d’iode et vous laisser prendre par les caresses du sable chaud. Tous ces petits riens qui font que vous avez envie d’autre chose que de tremper la plume à l’encre des souvenirs ou bien vous escrimer à trouver dans votre village un sujet digne d’intérêt.

D’ailleurs, au village, c’est aussi silence radio. Rien ne se passe. Les gens, ceux qui ne sont pas en congé, veillent à leurs occupations habituelles. Comme la plupart sont des gens âgés ils restent dans la fraîcheur de leurs murs. Le travail dans les vignes commence à ralentir. Le calme. Le calme qui incite à la paresse.
A court d’idées et de courage, je préfère prendre le temps de lire, de ci de là, butiner chez l’iguane (qui ne semble guère plus inspirée) ou chez l’âne qui, lui, ne perd pas un poil d’énergie, laisser un mot sur les photos des uns, des unes, des autres, mettre mon grain de sel dans quelques articles (en particulier celui pour lequel adminblog m’a fait remarquer que je m’étais embarquée dans une drôle de nasse ou de paniers de crabes je ne sais plus trop bien).
Une façon de garder ma plume alerte sans plus, mais je sens bien qu’un moment va arriver où je devrais me replonger dans l’écriture. Mon écriture. Il faut pour cela de la motivation. En attendant j’ouvre cette page dans mon petit salon, délaissé depuis belle lurette. Quand je regarde les gâteaux, je me dis que cela remonte avant Pâques, puisque ceux-ci (les gâteaux) sont les traditionnelles cornuelles des Rameaux que l’on déguste dans le canton de Villebois-Lavalette. Cela aura au moins le mérite, pour les nouveaux-venus, de prendre le temps de lire depuis le début.


Voyez, voyez. Je discute à tort et à travers. Je laisse mes doigts aller librement sur le clavier. Improvisation. Conversation-salon. Mais après tout, est-ce bien nécessaire de s’obliger ? S’obliger à écrire intelligemment ? C’est sympa aussi de discuter pour ne rien dire. La rentrée sera bien assez vite arrivée, et là, finie la fantaisie. Il faudra reprendre le vêtement chic-choc et les conversations ad-hoc.

Pour ce qui me concerne l’été me conduit plus facilement à la photo. Photo de paysages, de sites, de monuments aussi. Une autre approche des choses belles, des choses simples. Une façon aussi de fixer peut-être des souvenirs. Des souvenirs qui serviront pendant les mois d’hiver à nourrir ma plume.

En attendant, bel été à vous qui passez par là. Si vous êtes nouveau-nouvelle-venu(e) les premiers mots de mon petit salon sont encore et toujours pour vous. (et les gâteaux aussi)

http://solange16.blogsudouest.com/2007/09/12/bonjour/

Clic claque les mots

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Clic claque !
L’autre jour en aparté j’ai dit “j’en ai ma claque des blogsudouest”. Et j’ai fait piano, piano, sur les mots.
Ce matin je reviens, et je constate encore que vous vous avez été quelques-uns, et zunes, à passer ici, malgré mon silence.

Pas facile d’écrire chaque jour.
Il m’arrive parfois la nuit, quand je me réveille, entre deux pics de sommeil profond ou paradoxal, je ne sais pas trop, de me dire que mon cerveau doit être complètement épuisé. Je me demande dans quelles réserves il peut encore puiser pour continuer à en trouver, des mots.
Et rien que d’y penser, je suis moi aussi épuisée. Je ne vous dis pas dans quel état je me lève le matin. Je pourrais dire “dans quel état j’erre” … de bibliothèque, évidemment.
Epuisée d’avoir pensé, écrit, autant de mots.
Des mots j’en ai partout.
J’en ai plein mes cahiers d’écolière que j’ai tous gardés.
Plein mes classeurs de préparation de classe. Vous ne pouvez pas imaginer ce que cela peut représenter l’écriture d’un instit’ : journal de classe, fiches de préparation de cours et élaboration de projets pédagogiques, corrections, mots sur les carnets de notes. Pas grand-chose deux ou trois lignes à la fin d’un carnet de notes. Mais multiplié par 25 ou 30 élèves, trois ou quatre ou cinq fois par an, et cela depuis … depuis quelques dizaines d’années … ça en fait quelques kilomètres de mots. Mots de félicitations, d’encouragements, parfois aussi quelque peu réprobateurs.
Des mots j’en ai encore plein mes classeurs bleus-blancs-rouges dans lesquels je conserve tous mes articles de journaux.
Plein le disque dur de mon pc et quelques CD de sauvegarde.
Plein de mots aussi sur des lettres précieuses conservées dans des chemises cartonnées, et sur d’autres que les destinataires ont peut-être gardées aussi. De ça, je ne sais rien. Des mots envoyés à ceux que j’ai aimés, à ceux que j’aime. Ces mots-là, je ne sais pas ce qu’ils sont devenus, mais ils sont aussi le fruit de mon moi intime. Cerveau ou coeur pour ceux-là ? Une autre question que celle-ci, que l’on pourrait se poser dans mon petit salon. Qui de la tête ou du coeur pense les mots ?
Des mots encore sur des manuscrits qui attendent quelque remaniement, quelques corrections pour voir peut-être, un jour, le jour.
Des mots, tellement nombreux que je ne sais plus quoi en faire.
J’en ai tellement qu’avant d’en écrire d’autres il me faudrait d’abord prendre le temps de classer tous ceux qui traînent.
Parfois on me dit gentiment : “Quel bazard sur tes bureaux” . Oui, parce qu’avec tous ces mots à écrire, il me faut plusieurs bureaux.
Les gens qui n’écrivent pas, ne peuvent pas s’imaginer la place que prennent les mots. Il y a les mots à classer, les mots à envoyer, les mots à écrire aussi.
Pas facile tous les jours d’être un travailleur de mots.
Les mots pensés, les mots dits, les mots écrits, les mots tus … Franchement, là, depuis quelques jours les mots m’avaient grandement fatiguée. Et je passais surtout mon temps à me taire, pas comme l’orage dans ma tête qui lui avait chaque jour son mot à dire. Car les mots plus et les mots moins, quand ça se bouscule, que ça se choque et s’entrechoque, ça fait comme un grand orage dans votre tête. Il y a d’abord les éclairs et cette chaleur pesante qui les accompagne, et puis toute votre tête s’emplit de bruit que vous êtes seule à entendre, un bruit sourd qui martèle et fait terriblement mal dans chaque recoin où il vient frapper. Un orage immobile … tiens, ça me donne l’envie de le relire ce book. J’ai tout oublié de ce qu’il racontait au pays de Jarnac, d’Angoumois et de Saintonge que Sagan prenait pour l’Aquitaine, mais je pense que je vais prendre plaisir à le relire pendant mes vacances.
Allez, je viens encore de me laisser entraîner dans l’infernale spirale … et vous allez dire, vous qui préférez les choses aux mots : “Voilà encore des mots pour ne rien dire”.
Ah, j’oubliais aussi “Le pouvoir des mots” ! … mais ça, ça n’est pas moi qui l’ai écrit …


Des mots en rade

Paresse, paresse !
Le mois de mai incite à la paresse.
« Que devient Solange, ton journal d’une correspondante » ?
 

J’ai du mal, j’ai du mal. Le village où je vis est retombé dans sa léthargie. Seuls les oiseaux (vous savez que je les aime) animent mon quartier. Ils sont nombreux, mais je ne vais pas vous casser les pieds avec ça.
Pour revenir à mon journal … où je l’avais laissé, dans mes premières années de correspondante. 1981, vous vous souvenez. C’est cette année-là … je ne suis pas fan de Cloco. D’ailleurs il était déjà mort. 

La mémoire me fait défaut. Je vais reprendre mes classeurs.
Trois blancs pour Fleurac, un bleu Mérignac, un rouge Triac-Lautrait, et un autre blanc pour Foussignac, un classeur supplémentaire pour les articles orphelins. Il faudrait que je me décide à en racheter d’autres. Ils sont tous pleins. Pleins de tous ces articles et de quelques pochettes de négatifs.
Même si mon secteur est petit, et mes écrits insignifiants dans cette grande PQR, j’ai toujours tenu à garder ce que ma plume avait pris plaisir à écrire. Narcissisme ? Peut-être. Mais aussi volonté de garder la mémoire de ce village. Pour moi, pour mes enfants, pour tous ceux que cela pourra un jour intéresser. 

J’ai aussi dans des caisses des milliers de diapos datant de l’époque heureuse où, oeuvrant pour le comité des fêtes, je prenais plaisir à mettre en boîte les gens du village qui participaient aux activités. A l’époque, chaque année un voyage de quelques jours était organisé à côté d’autres manifestations. Par an, six ou sept pellicules y passaient.
Et je passais ensuite mes soirées d’hiver avec un ami, à trier, classer puis enfin monter avec force musique et chansons, tous ces petits carrés de plastique sur quelques rouleaux qui faisaient le jour de la « galette des rois » plaisir à tous ceux qui se découvraient ainsi, parfois dans des situations auxquelles ils ne s’attendaient pas, et surtout mis en scène avec des chansons ou des commentaires appropriés ou complètement décalés.

Aujourd’hui les articles dorment dans des classeurs, les diapos dans une vieille malle de voyage en bois. D’autres mots dorment au fond de mes tiroirs. Mais dans mes poches, dans mon cœur, plein de mots encore. J’espère avoir un jour, le temps, le courage de leur faire prendre l’air.

Pour ce qui est du quotidien, quelques articles m’attendent encore. Franchement j’ai la flemme.
Voilà, j’ai discuté. Je n’ai même pas rouvert mes classeurs comme promis au début de ce petit papier… Une autre fois, promis.
Il fait beau. Les oiseaux chantent. Mais le travail m’attend. Mi-temps par ci, mi-temps par là, cela finit par faire des temps complets qui occupent bien les journées. Voilà. Pas grand-chose à dire ce matin, juste livrer un peu de moi et des états d’âme d’une petite correspondante de campagne.
Belle journée à vous.

Ah, les mots ! les maux !

Les mots, les mots dits, les mots tus, maux dits, motus … pour reprendre quelqu’un qui sévit quelque part ici aussi.
Mes mots qui vont, qui viennent, qui enchantent ou dérangent un peu.
Mon blog en ce moment fait couler de l’ancre, sur le sable et ailleurs, en Vendée ou dans d’autres ports. Prendre les mots au pied de la lettre, avec ou sans chaussettes, avoir un peu d’humour et de recul pour lire, reconnaitre aussi les mots détournés et tarabiscotés, les mots tordus et réemployés, parce qu’un jour on me dira aussi que je fais ici plein de fautes d’orthographe et d’erreurs sur l’emploi du vocabulaire … ahhh…ce soir je soupire.
Je soupire de penser que mes sourires et mes gentils pamphlets font leur petit effet.
Aux curieux qui n’ont pas tout compris, je rappelle que mon blog est un fourre-tout, un capharnaüm, comme une petite coulisse pour mes articles publiés sur les journaux papier et sur lesquels la déontologie veut que l’ opinion personnelle de l’auteur ne soit pas étalée, même si la devise de notre canard du Sud-Ouest est
“Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres”
Ici, oui, mes commentaires sont libres, mes clins d’oeil sans méchanceté. D’ailleurs mon blog classé par Sud-Ouest dans “Vie locale” est inscrit dans la catégorie “Opinions-idées”.

Alors … Alors …

Lisez autant que vous voudrez, mais s’il vous plait arrêtez d’épier, de dénoncer, de prendre mal ce qui n’est que simple constat, et de prendre au sérieux ce qui doit rester léger.

Mais bon on a déjà discuté de ça dans mon petit salon

Juste histoire de parler …

Je ne suis guère courageuse ces derniers temps. Je suis consciente que je ne suis pas trop fidèle à la tâche que je m’étais tracée en ouvrant ce blog « vie locale » pour vous faire partager quelques moments, quelques impressions d’une toute petite correspondante, au gré des saisons et de la vie dans les petits villages de mon secteur.
La vie locale est en ce moment plutôt en sommeil, mis à part les élections qui mobilisent les uns et démobilisent les autres.
Rien dans les villages. Comme l’impression que tout le monde attend le mois d’avril pour sortir de cette torpeur électorale. Et pour moi un peu de démotivation aussi.
Je n’arrive même plus à reprendre ici le fil de mon journal pour y inscrire mes impressions de correspondante.
Mes poèmes pallient un peu au manque de prose, mais je n’ose pas les poster ici en nombre car je ne suis pas sûre que ce soit l’endroit.

Par amitié pour vous qui passez chaque jour, je vais toutefois en sortir un de mon tiroir, ou de mon chapeau, comme vous voulez.

Un poème juste pour dire bonsoir. 

Bonsoir à celui qui passe
Bonsoir à celui qui ouvre
Bonsoir à celui qui lit
Bonsoir à celui qui ne se lasse
de lire mes quelques mots
Des mots pour les journaux
Ou pour dire mes maux
Pour dire mes bonheurs
Ou pour vider mon coeur
Bonsoir à celui qui découvre
Bonsoir à celui qui sourit
Bonsoir à vous amis fidèles
et silencieux
J’espère juste pouvoir mettre en vos coeurs
Un peu de fantaisie un peu de poésie
Un peu de bonheur
Aussi.
Et c’est tant mieux.

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