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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

à l’Est un peu de nouveau
histoire de prouver que l’on a toujours matière à dire ..même quand on est correspondante SO de la plus petite commune de Charente

Ah, les mots ! les maux !

Les mots, les mots dits, les mots tus, maux dits, motus … pour reprendre quelqu’un qui sévit quelque part ici aussi.
Mes mots qui vont, qui viennent, qui enchantent ou dérangent un peu.
Mon blog en ce moment fait couler de l’ancre, sur le sable et ailleurs, en Vendée ou dans d’autres ports. Prendre les mots au pied de la lettre, avec ou sans chaussettes, avoir un peu d’humour et de recul pour lire, reconnaitre aussi les mots détournés et tarabiscotés, les mots tordus et réemployés, parce qu’un jour on me dira aussi que je fais ici plein de fautes d’orthographe et d’erreurs sur l’emploi du vocabulaire … ahhh…ce soir je soupire.
Je soupire de penser que mes sourires et mes gentils pamphlets font leur petit effet.
Aux curieux qui n’ont pas tout compris, je rappelle que mon blog est un fourre-tout, un capharnaüm, comme une petite coulisse pour mes articles publiés sur les journaux papier et sur lesquels la déontologie veut que l’ opinion personnelle de l’auteur ne soit pas étalée, même si la devise de notre canard du Sud-Ouest est
“Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres”
Ici, oui, mes commentaires sont libres, mes clins d’oeil sans méchanceté. D’ailleurs mon blog classé par Sud-Ouest dans “Vie locale” est inscrit dans la catégorie “Opinions-idées”.

Alors … Alors …

Lisez autant que vous voudrez, mais s’il vous plait arrêtez d’épier, de dénoncer, de prendre mal ce qui n’est que simple constat, et de prendre au sérieux ce qui doit rester léger.

Mais bon on a déjà discuté de ça dans mon petit salon

Premières élections à Fleurac

Cela fait quelque temps que je n’ai pas repris le fil de mon “journal d’une correspondante” dans lequel je me plaisais à faire quelques retours en arrière pour évoquer ma mission de correspondant. Aujourd’hui, l’envie me prend de faire un retour très très en arrière. A l’époque où les sans-culottes battaient le pavé, et où les femmes commençaient à s’émanciper.

Allez, il fait un temps de chien dehors, je me laisse aller à imaginer … que peut-être dans les rangs des Fleuracaises, une adepte de la brillante Marie-Olympe de Gouges , aurait pu à l’époque être à ma place la correspondante d’un journal, Sud-Ouest en l’occurence, si celui-ci eût existé, puisque Marie Gouze de son vrai nom, était alors originaire de Montauban.

Je vous livre son papier.

 

En vertu du décret de l’Assemblée Nationale proclamée le 17 juin 1789 établissant que les départements tout juste créés se divisent en districts, cantons et communes, Fleurac passe du statut d’enclave à celui de commune à part entière.
Le 2 février 1790, Pierre Michaud, syndic de l’enclave de Fleurac, a donc convoqué les électeurs de la communauté pour les informer de la teneur du décret de l’Assemblée Nationale et de ses instructions, et procéder à l’élection de leurs représentants, soit : trois officiers municipaux, un maire, un procureur et six notables.
Dans un premier temps il a été procédé à l’élection d’un président et d’un secrétaire de l’assemblée.
Sont élus : Pierre Daniaud, secrétaire
Rémon Geoffroi : président

Après leur prestation de serment, les élections commencent.

Sont élus officiers municipaux :
Jacques Deniaud avec 40 voix

Jean Gontier avec 37 voix

Pierre Gouillard avec 36 voix


Election du maire

Pierre Michaud avec 60 voix
Election du procureur
Pierre Germain avec 40 voix
Elections des notables : Alexandre Daniaud avec 25 voix,
Antoine Menard avec 24 voix, Jean Barbaud avec 22 voix, Rémon Geoffroi avec 21 voix, Pierre Daniaud avec 20 voix et Jean Dupui avec 19 voix.
Les élections terminées, le maire rappelle aux nouveaux élus les modalités du renouvellement de leur mandat et dissout l’assemblée.
Le premier Conseil Municipal de Fleurac est en place.
Le 3 février 1790, à deux heures de l’après-midi, l’assemblée se réunit à nouveau pour assister au serment du maire et du conseil municipal, qui, tous ensemble, jurent de maintenir de tous leurs pouvoirs la constitution du royaume, d’être fidèles à la nation, à la loi et au roi.

Le nombre d’électeurs de l’époque n’est pas précisé. Pas plus que les modalités particulières et le déroulement de la séance.

Soit la correspondante a fait un peu trop succinct, soit la rédaction a tronçonné l’article faute de place en une période sans aucun doute chargée en actualité. :)

Il est toutefois amusant de noter que les candidats de la semaine passée faisaient un score allant de 73 à 38 voix .

Il reste encore deux postes à pourvoir. Espérons que les deux derniers postulants feront mieux que Jean Dupui avec ses 19 voix.

voir tous les articles entrant dans la catégorie “Journal d’une correspondante de campagne”-cliquer ici-


Le monde selon Monsanto

Ah! Enfin!
Un documentaire éclairé à une heure de grande écoute.
Merci à Arte de ne plus rester dans le confidentiel des horaires décalés pour diffuser des informations indispensables à tout un chacun pour enfin comprendre.
J’espère que Marie-Monique Robin saura enfin lever le voile et faire prendre conscience des risques majeurs, des dérapages incontrôlables que tant de gens ne savent pas discerner ou refusent de voir.
Nicolas Hulot en renfort ?
Si cela peut faire monter l’audience … alors tant mieux, même si le dit Nicolas et ses produits Ushuaia pas si natures que ça ne sont pas toujours de mon goût. Voilà, c’est dit.

Le monde selon Monsanto, ce soir sur Arte, 21 heures

Voir aussi le Zapping de Sud-Ouest, aujourd’hui.
http://www.sudouest.com/110308/une.asp?Article=110308aP2043945.xml


page d’accueil du blog “A l’Est un peu de nouveau” : http://solange16.blogsudouest.com/

Aux urnes citoyens …

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Et pour ceux d’entre vous qui auraient un doute … oui, oui, ce sont bien toutes des urnes !



Journée de la femme

Ah tiens ! Il paraît que c’est aujourd’hui…
J’ai donc oublié de pousser mon coup de gueule habituel. Je m’empresse de le faire avant que la journée ne se termine.
Fumisterie que cette journée qui met un peu plus le doigt sur le fait que les femmes sont probablement des êtres à part.
ET CA (avec cédille) M’AGACE!
Journée des femmes sans doute inventée par des hommes pour se donner bonne conscience.
Bah, je n’en dis pas plus. Vous allez dire que je râle beaucoup aujourd’hui.
Mais sachez-le une fois pour toutes : j’ai horreur de cette idée de journée “des femmes”.
Un homme (bien intentionné sans doute) m’a il y a de cela quelques années souhaité pour l’occasion “une bonne fête”.

Je peux vous dire qu’il n’a jamais repiqué au truc.
Bonne journée à tous.

Survivre avec les loups

Survivre avec les loups revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec un remake qui pourrait s’appeler « Haro sur le baudet » (Angoustrine appréciera)
Je n’ai pas vu le film à sa sortie. Honte à moi. J’aurais dû sans doute.

J’ai « préféré » voir « La jeune femme et les loups » avec Laetitia Casta.

« préféré » n’est pas le mot. Ce fut un choix par défaut, un soir que l’envie m’a prise de me faire une petite sortie ciné. C’était ça ou Astérix …
J’en suis ressortie avec quelques belles images en tête, oui. Mais sans plus.
Je suis sans doute bizarre. Trop vite blasée peut-être. Je ne sais pas.

En tout cas, je me considère surtout très prudente par rapport à tous les battages médiatiques. Et je regarde toujours les films qui reçoivent trop d’applaudissements dès le départ avec un œil deux fois plus critique. Déjà qu’à l’origine, je le suis, très critique !

La faute à une prof de philo qui mettait toujours l’accent sur la nécessité de douter. C’était qui déjà ? Descartes ? Platon ? J’ai un peu oublié tout ça, mais je dois dire que je suis restée dans cette lignée de sceptiques. Ça m’agace un peu parfois. Je dirais même que ça finit aussi par me pourrir la vie (sceptique, septique, j’ai d’ailleurs toujours du mal à savoir quelle est la bonne orthographe). A trop réfléchir on finit par ne plus pouvoir avancer.
Je m’égare là.
Donc, je n’ai pas vu « Survivre avec les loups ». D’autant moins que j’ai l’impression que tous ces films profitent d’un marché porteur avec comme toile de fond les rapports hommes-animaux traités à mon goût à la va-vite et surtout avec le soupçon d’un mercantilisme qui m’agace.
Aujourd’hui j’ai aperçu le bouquin en vitrine de la maison de la presse. Je ne sais pas s’il aura autant de lecteurs que le film a eu de spectateurs. La maison d’édition XO doit réaliser qu’elle marche sur une corde raide. XO … comme un cognac de qualité… à boire toutefois avec modération ;)

Ce qui m’agace le plus aujourd’hui c’est de voir comment, soudainement, on crie « Haro sur le baudet », Misha Defonseca de son pseudo en l’occurence.

Mythomane. Affabulatrice.
Ben oui, mythomane, peut-être.
Affabulatrice. Même racine que « fable », du latin « fabulare » je crois : inventer si mes souvenirs sont bons.
La Fontaine, fabuliste. Misha Defonseca, affabulatrice …

Les histoires, les belles histoires, celles qui ont fait rêver et font encore rêver ne sont-elles pas le fruit de l’imagination, de la capacité à rêver et de la générosité à vouloir faire rêver ? Oh, j’en conviens. Les écrivains ne sont pas uniquement portés par des intentions aussi altruistes … il faut bien manger aussi. Et la vieille dame a su mettre à profit son imagination pour en tirer un sacré profit.

Eh alors ? Le mal est-il si grand ? Tellement d’autres personnes cherchent à tirer de profit de manière bien plus vile.

Tout cela, en tout cas, à mon idée, n’enlève rien au talent de l’écrivain et de sa plume. La preuve en est que son histoire a su retenir l’attention de Vera Belmont, elle-même, je crois enfant de la Shoah qui a su mettre, à son tour, sur cette histoire de belles images et faire naître des émotions à travers le jeu d’une petite actrice que l’on dit talentueuse.

 

Voilà donc aujourd’hui Misha, dont je n’ai pas retenu le vrai prénom, aux prises avec d’autres loups qui hurlent avec les loups.
J’ai toujours essayé de prendre du recul avec toute chose.
Rester réfléchie et circonspecte. Sceptique quoi. Ceux qui aujourd’hui s’offusquent et qui sont sans doute les mêmes que ceux qui applaudissaient très fort me font sourire. Belle leçon que cette imposture ! Belle leçon pour ceux qui hurlent trop vite et toujours avec les loups.

Et figurez-vous qu’aujourd’hui, eh bien, j’ai envie d’aller le voir le film.

Les loups sont des animaux d’une grande sagesse, des animaux que j’aime. Mais je préfère les admirer en silence plutôt que de hurler avec la meute.

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